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12/10/2015 11:28 EDT | Actualisé 12/10/2016 05:12 EDT

5 conseils pour déconnecter et se reconnecter à l'essentiel

Branchés à des écrans toujours plus nomades, performants et ludiques, nous sommes de plus en plus connectés. 5 conseils pour lâcher ses écrans et se recentrer sur l'essentiel.

Téléphones intelligents omniprésents, messageries envahissantes, réseaux sociaux accaparants, émissions, jeux vidéo et séries télévisées... Branchés à des écrans toujours plus nomades, performants et ludiques, nous sommes de plus en plus connectés. 5 conseils pour lâcher ses écrans et se recentrer sur l'essentiel.

En l'espace de quelques années, notre société est devenue hyper-connectée. Les chiffres donnent le tournis : alors que l'on compte 8 écrans par foyer, 70 % des utilisateurs vérifient leur messagerie toutes les 5 minutes, 78 % se connectent juste avant de dormir et presque autant au réveil, 41 % des cadres disent ne pas pouvoir se passer d'Internet plus de 3 jours, 64 % consultent leur messagerie pendant leurs congés et les réseaux sociaux mobilisent 32 millions de personnes 90 minutes par jour. Stress, nervosité, troubles du sommeil, fatigue, moindre efficacité au travail et capacité de concentration, dégradation de relations humaines : les spécialistes mettent en garde contre les risques de l'hyper-connexion - ou l'excès d'écrans -, avec, en bout de chaîne, le burnout numérique, un état d'hyperactivité en ligne associée à un épuisement physique et psychique. Une expérience extrême, de plus en plus fréquente, qui guette les plus accros d'entre nous, en particulier aux réseaux sociaux. Du trop plein de digital découle un besoin urgent de déconnexion. Les centres de bien-être, hôtels de luxe et autres thalassos l'ont bien compris, lesquels proposent des séjours "digital détox". Si ceux-ci peuvent être intéressants, ils ne remplacent pas une vraie démarche personnelle, seule efficace sur le long terme. Mais comment faire pour déconnecter quand on est accro à son téléphone intelligent, aux réseaux sociaux ou encore à sa messagerie?

Conseil n°1 : Évaluez objectivement votre consommation

Nous avons tous tendance à sous-évaluer notre consommation d'écrans, en quantité et en qualité. Nous nous souvenons plus volontiers d'une petite demi-heure passée sur un site d'info sérieux plutôt que de la navigation compulsive durant une soirée entière sur Facebook. Prenez un carnet et un crayon, et pendant une semaine, notez les heures durant lesquelles vous vous connectez à Internet, aux réseaux sociaux, vous jouez en ligne, vous regardez les infos en continu, des vidéos, vous envoyez et répondez à des messages, etc. Écartez le temps en ligne lié au travail, à des démarches administratives, familiales, amicales ou à une activité pédagogique. L'idée étant de cerner tout le temps d'écrans "en trop", "polluant", non directement utile à votre vie professionnelle et privée. Face aux résultats, définissez vos objectifs de baisse de connexion.

Conseil n°2 : Identifiez votre "facteur d'intoxication numérique"

Dans toute situation d'excès de connexion se cache un "facteur d'intoxication numérique", c'est-à-dire une habitude ou un objet connecté auquel on est particulièrement accro. Ce peut être un réseau social qui vous donne l'impression d'être relié aux autres, le téléphone qui "contient toute votre vie" et vous occupe en toutes circonstances, des séries, émissions TV ou chaînes d'infos qui, en usant de votre temps de cerveau disponible, vous divertissent de vos soucis, un petit jeu en ligne qui absorbe toute votre attention, ou bien encore une vérification compulsive de votre messagerie qui vous rassure. Identifiez ce facteur d'intoxication et agissez. Régulez son utilisation, voire, si c'est possible, mettez-le en sourdine complètement pendant une semaine. Soyez alors attentif à ce qu'il se passe en vous. Focalisez-vous sur les sensations positives ressenties, comme plus de liberté, de légèreté, de calme, de disponibilité aux autres et à vous-même.

Conseil n°3 : La chasse aux réflexes digitaux les plus nocifs

Les écrans nomades nous rendent service, en même temps qu'ils nous asservissent. Soyez vigilants. Déterminez un jour de la semaine minimum sans connexion liée au travail. Le matin, attendez une heure "décente" pour prendre vos courriels et autres notifications. Le soir, soyez modéré, l'utilisation d'écrans avant de dormir perturbe la production de mélatonine, l'hormone du sommeil. Si votre téléphone intelligent vous sert de réveil, pas d'hésitation, reléguez-le loin de la chambre à coucher et investissez dans un réveil classique, ou mieux, un "éveil-lumière", plus respectueux de vos rythmes physiologiques. Enfin, faites la chasse aux notifications en temps réel, véritable aspirateur à temps et générateur de stress. Modifiez les paramètres sur les écrans concernés, et retrouvez la maîtrise de vos échanges. Profitez-en pour vous interroger sur la tyrannie de l'instantanéité et de l'urgence... Avez-vous vraiment besoin de répondre illico presto à telle ou telle sollicitation?

Conseil n°4 : Faites-vous plaisir dans la vraie vie

Baisser sa consommation d'écrans et de numérique, c'est bien. Mais face au manque qui ne tarde pas à se manifester, soyez réactifs. N'hésitez pas à vous faire plaisir dans la vraie vie en vous mettant à tel ou tel sport, activité de bien-être ou de loisirs, sorties entre amis, lectures, etc. Favorisez aussi le «faites-le vous-même». Jardinage, bricolage, modélisme, peinture, crochet, origami... Allez-y, lâchez-vous! Ces activités, qui demandent de l'attention et ont du sens, nous plongent dans un état de bien-être profond que les experts en psychologie positive appellent le "flow". Le plaisir ressenti est alors, au contraire de celui véhiculé par la consommation excessive d'écrans, profond, régénérant et durable.

Conseil n°5 : Rebranchez-vous sur l'essentiel

Les hyper-connectés ayant connu des épisodes de burn-out numérique alertent sur la nécessité de reprendre contact avec les choses simples et essentielles de la vie. Celles-ci tiennent en grande partie, comme nous le rappellent les philosophes et les psys, aux relations humaines, à l'amour et à l'amitié. Déconnecter - ou maîtriser sa connexion -, c'est l'occasion de se rendre plus disponible à soi et aux autres, de multiplier les moments d'échange avec son conjoint, ses enfants, ses relations. C'est aussi porter une attention à l'instant présent, à l'ici et maintenant. Cela peut prendre bien des formes, d'une promenade dominicale en forêt, en étant attentif à la beauté de l'environnement, à des soirées en famille à jouer, ou encore s'octroyer un temps d'oisiveté et de flânerie assumée, rien pour que pour soi, sans écran.

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