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USA: le chef de la NSA veut mettre fin au scandale et avancer sur la cybersécurité

USA: le chef de la NSA veut mettre fin au scandale et avancer sur la cybersécurité

Le général Keith Alexander, le chef de la NSA qui doit quitter son poste en mars, a déclaré jeudi vouloir mettre fin à la controverse entourant ses programmes d'écoutes pour avancer sur les questions clés de la défense nationale et de la cybersécurité.

Le général Alexander a regretté devant des élus du Congrès que les révélations ces derniers mois sur les programmes d'écoutes de la puissante agence du renseignement américaine aient nui à l'avancée de sujets importants, comme la législation en matière de cybersécurité.

"Je pense que nous devons prendre du recul et établir un cadre de discussion avec les Américains", a-t-il dit devant la commission des Forces armées du Sénat.

"Il va être crucial de faire le point sur ce qu'on peut et ce qu'on ne peut pas faire dans le cyberespace pour protéger ce pays. Et au préalable, il faut régler les problèmes auxquels doit actuellement faire face la NSA (en raison du scandale des écoutes)", a déclaré Keith Alexander.

Celui-ci a ajouté que conformément à une directive du président Barack Obama, la NSA va présenter un projet de réforme. Le président avait annoncé le mois dernier son intention de rogner les pouvoirs de la NSA en réformant la collecte de données téléphoniques, sans pour autant y renoncer.

Le général Alexander estime qu'il faudrait également faire avancer la réflexion sur la législation en matière de cybersécurité afin de permettre un meilleur partage entre le gouvernement et les réseaux privés sur les menaces concernant des infrastructures clés, comme les oléoducs, les principales lignes électriques ou les réseaux financiers.

"Je crains que le manque de législation n'impacte notre aptitude à défendre le pays dans ces domaines", a noté le patron de la NSA. "Tant donnée la situation actuelle, nous devons être transparents sur ce sujet pour que les Américains comprennent et appuient nos démarches".

"S'il y a une attaque, et notamment des actes de destruction, la probabilité qu'ils passent entre les mailles du filet est plus importante pour les infrastructures civiles", a-t-il encore souligné.

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