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Crise politique en Thaïlande: la police lance des gaz lacrymogènes sur les manifestants

Crise politique en Thaïlande: la police lance des gaz lacrymogènes sur les manifestants

Les forces de sécurité thaïlandaises ont lancé jeudi des gaz lacrymogènes sur les manifestants anti-gouvernementaux qui sont entrés de force dans un stade de la capitale pour empêcher l'enregistrement des dépôts de candidatures aux élections de février.

Depuis des semaines, les manifestants réclament le départ de la Première ministre Yingluck Shinawatra, qu'ils accusent d'être la marionnette de son frère, Thaksin Shinawatra, en exil. Ils veulent le remplacement du gouvernement par un "conseil du peuple" non élu, pendant 18 mois, avant de nouvelles élections.

Pour mettre fin à la crise, Yingluck a convoqué des élections législatives anticipées pour le 2 février, mais l'opposition, qui n'a pas remporté d'élection depuis 20 ans, a annoncé la semaine dernière qu'elle les boycotterait.

Cette semaine, les manifestants ont bloqué l'accès au stade de Bangkok où sont installés les bureaux d'enregistrement des candidatures.

Jeudi, les représentants d'une trentaine de partis s'étaient réunis dans le stadium pour le tirage au sort des numéros inscrits face aux noms des candidats sur les bulletins de vote.

Cette crise est la plus importante depuis celle de 2010, qui s'étaient soldée par plus de 90 morts et une intervention de l'armée.

Pour le moment, l'armée élément essentiel dans cette monarchie constitutionnelle qui a connu 18 coups ou tentatives de coups d'État depuis 1932, refuse de prendre parti.

Mais la situation politique reste volatile, même si la tension est moins intense que début décembre, quand cinq personnes avaient été tuées et plus de 200 blessées lors de violences de rue entre adversaires des deux camps.

La police a jusqu'à présent fait preuve de retenue, sur ordre du gouvernement, qui espère ainsi désamorcer la contestation.

La veille, le pouvoir a prolongé de deux mois l'application d'une "loi de sécurité spéciale", qui renforce le champ d'action de la police: elle peut bloquer des rues, interdire des rassemblements, imposer un couvre-feu ou encore procéder à des fouilles plus aisément.

Les manifestants, coalition disparate de membres des élites et de la classe moyenne de Bangkok, ainsi que des Thaïlandais du sud, parfois pauvres, honnissent Thaksin, qu'ils accusent de continuer à diriger le pays par procuration, via sa soeur, malgré son renversement par un coup d'Etat en 2006.

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