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17/09/2018 16:07 EDT | Actualisé 17/09/2018 16:09 EDT

Une campagne insipide

Il est difficile de concevoir que toutes ces équipes politiques n’aient pu accoucher de quelque chose qui se rapproche de ces visions en des mois de préparation.

Espérons quand même que ce soit dû à une apathie au sein de ces équipes et non un calcul basée sur celle du peuple.
THE CANADIAN PRESS/Paul Chiasson
Espérons quand même que ce soit dû à une apathie au sein de ces équipes et non un calcul basée sur celle du peuple.

Nous sommes arrivés à plus de la moitié de la période de campagne et, force est de constater, que malgré que nous voguions vers une première élection d'un parti autre que le PQ ou le PLQ en plus de quarante ans, l'exercice est d'un conformisme qu'on pourrait aisément qualifier d'outrageux.

Certes, quelques surprises viendront avec les résultats. Toutefois, outre ceci, la similitude des programmes et des façons de procéder est déconcertante. Ainsi, chacun à son moment, on a présenté un cadre financier, ses engagements en santé, ses promesses pour l'éducation, etc. Une journée, un enjeu, avec lequel on espère avoir le haut du pavé médiatique. Le même type d'affiches aux mêmes carrefours. Les débats des chefs, les tournées de maisons pour personnes âgées, les autobus...

Où sont les projets de société?

Cela pourrait encore passer dans le cas où de vrais projets de société étaient présentés. Or, c'est très loin d'être le cas. Quelques propositions éparses, si ambitieuses peuvent-elles être, ne susciteront jamais les passions populaires.

Depuis le tournant du millénaire, ce niveau de vie qui continue de s'améliorer semble en corrélation inversée avec l'ambition des politiciens.

Pourtant, à certaines occasions de notre histoire, nous avons été en mesure d'engendrer une mobilisation digne de notre niveau de vie. Depuis le tournant du millénaire, ce niveau de vie qui continue de s'améliorer semble en corrélation inversée avec l'ambition des politiciens. Cela devrait pourtant être le phénomène inverse. Nous avons des moyens jamais connus auparavant. Nous les utilisions pour un peu plus de confort.

Même les réformes de fonctionnement répugnent. On saupoudre les millions, et tout ira bien. La volonté d'exploiter le maximum de nos possibilités n'est qu'une lubie démontrant un excès de zèle. L'ambition, en d'autres mots, est reléguée au même rang que la rectitude. On en veut, mais pas trop.

Pourtant, le Québec regorge de potentiel. Pourquoi ne pas devenir une destination touristique les plus prisées au monde? Ou encore l'endroit qui forme le plus d'informaticiens et de scientifiques? Nous pourrions être l'État avec le système de justice le plus efficace au monde.

Nous pourrions devenir les plus grands développeurs d'innovations technologiques du domaine de l'électricité.

Que dire du système de santé!? Nous pourrions devenir les plus grands développeurs d'innovations technologiques du domaine de l'électricité. Nous rendre collectivement riches en développant le marché du stockage de données et développer de nouvelles formes de gestion collective avec cette nouvelle manne.

Ce ne sont là que les premières idées qui me viennent par une journée ensoleillée donnant des envies de festoyer. Il est difficile de concevoir que toutes ces équipes politiques n'aient pu accoucher de quelque chose qui se rapproche de ces visions en des mois de préparation. Espérons quand même que ce soit dû à une apathie au sein de ces équipes et non un calcul basée sur celle du peuple.

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