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13/07/2018 15:54 EDT | Actualisé 13/07/2018 15:55 EDT

OTAN 2018: le Canada s’effondre et s’appauvrit devant les exigences de Washington

C'est un sommet pas comme les autres, à Bruxelles. De nouveaux acteurs sont entrés en jeu. Les lois du «Far West» commencent à régner.

POOL NEW / REUTERS

C'est un sommet pas comme les autres, à Bruxelles. De nouveaux acteurs sont entrés en jeu. Les lois du Far West commencent à régner. Pendant le temps de l'Union soviétique, le pacte de Varsovie faisait contrepoids à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

Les États-Unis dépensaient beaucoup d'argent pour soi-disant défendre et promouvoir la liberté et le capitaliste durant cette période. Ils finançaient avec leurs alliées des guerres dévastatrices et fratricides dans les pays du tiers monde. Ce fut le cas en Angola et au Nicaragua. Heureusement pour certains et malheureusement pour d'autres, le pacte de Varsovie vola en éclats avec la disparition de l'Union soviétique à la fin du règne de Mikhaïl Gorbatchev.

Ainsi, la Russie resta le seul pays à faire face à l'OTAN, car beaucoup d'anciens de pays d'Europe de l'Est, traumatisés par un communisme dictatorial et inhumain, décidèrent de rejoindre cette organisation de l'Ouest pour goûter à la liberté.

Il faudra remarquer que les enjeux actuels sont différents de ceux du temps de la guerre froide.

L'organisation devenait de plus en plus friande de nouveaux pays, afin d'isoler et d'affaiblir le pays de Vladimir Poutine. Ainsi, elle lorgnait les différents États de la Russie et faisait tout pour son éclatement. Son objectif ultime reste de faire en sorte que le pays des Tsars vole en éclat et qu'elle reste la seule maîtresse du jeu dans ce monde de globalisation et constante évolution.

Mais il faudra remarquer que les enjeux actuels sont différents de ceux du temps de la guerre froide. Les États-Unis sont sortis gagnants et ragaillardis de cette difficile période de conflits. Leur influence est devenue mondiale et ils sont devenus la première puissance économique et militaire du monde. Ils ont mis la main sur les richesses pétrolières de l'Irak et se sont imposés en Afghanistan. Ils ont à l'œil le bouillant Pakistan.

Ils seraient par ailleurs dans une logique de dépenser moins, étant donné qu'ils ont obtenu la plus grande part du gâteau mondial. Dans sa logique d'homme d'affaires, Donald Trump pense que son pays a suffisamment supporté ses partenaires des décennies durant. Ainsi, il voudrait leur délester une partie des dépenses de ce traité de l'Atlantique Nord.

Peut-être qu'un nouveau partage des richesses mondiales serait en train d'être dessiné.

Il aurait mentionné avant le sommet qu'il avait plus de problèmes avec ses propres alliés qu'avec la Russie, qui ne constitue plus une menace à ses yeux. Il verrait même d'un bon œil une nouvelle collaboration avec celle-ci. De toutes les façons, il est venu au sommet en préparation de sa réunion avec Poutine. D'ailleurs, un rapprochement plus étroit avec ce dernier est à prévoir. Ainsi, il s'éloignerait de ses traditionnels alliés devenus économiquement trop encombrants. Peut-être qu'un nouveau partage des richesses mondiales serait en train d'être dessiné.

Effrayés, les pays du traité de l'Atlantique Nord seraient en train de se plier aux exigences du cowboy de New York. Le Canada a décidé de maintenir ses troupes en Lettonie encore pendant des années. Il va également envoyer des militaires formateurs en Irak, sans compter des troupes au Mali. Donc, notre pays va dépenser plus d'argent. Ce sont au bout du compte les contribuables qui vont sortir plus d'argent de leurs poches pour payer des opérations militaires vagues.

Notre cher premier ministre, Justin Trudeau, nous revient à la maison avec un mauvais cadeau. Il va encore fouiller nos poches en dépensant pour faire plaisir au nouveau locataire de la Maison-Blanche avec qui il entretient des relations inégales.

On aimerait que M. Trudeau arrête ses folles dépenses injustifiées, qui sont en train de nous appauvrir davantage. Bientôt, les Canadiens manqueront de tout, car notre déficit est lourd.

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