Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.
Les blogues

L'autonomisation des femmes au cœur des débats de l'Union africaine

Répétons-le sans nous lasser : à l'heure actuelle, la problématique du renforcement du pouvoir économique des femmes devrait s'inviter sur toutes les tribunes.

Le 25e sommet de l'Union africaine se tient du 7 au 15 juin 2015 en Afrique du Sud. Au cours de la fin de semaine, les autorités gouvernementales africaines plancheront sur plusieurs sujets. De la résolution des conflits à la lutte contre le terrorisme, en passant par l'application de l'analyse différenciée selon les sexes pour corriger les inégalités, un agenda chargé attend les responsables politiques africains.

Le thème retenu cette année est : « Année de l'autonomisation des femmes et du développement en vue de la réalisation de l'Agenda 2063 de l'Afrique. »

Fait important à noter : en Afrique, la population féminine est majoritaire. Pour la petite histoire, l'Union africaine (UA) est née en 2003 sous les cendres de son ancêtre, la défunte Organisation de l'unité africaine (OUA), qui fut active de 1963 à 2002. C'est une organisation régionale qui s'adapte aux tendances actuelles en affichant clairement sa volonté de renforcer le rayonnement du leadership féminin.

Tout récemment, le 10 avril 2015, la Malienne Djénéba Diarra a été nommée Secrétaire générale de la Commission de l'Union africaine : c'est la première fois qu'une Africaine occupe ce poste. Comme on peut bien le constater, la représentativité des femmes dans les instances décisionnelles figure dans les préoccupations de cette structure. Et puis, cette volonté s'est déjà manifestée auparavant. À titre d'illustration, le 16 juillet 2012, Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma était élue présidente de l'Union africaine, devenant ainsi la première femme à diriger cette institution.

Et ce n'est pas tout : un instrument juridique encourage l'émancipation féminine. Le Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique de l'Union africaine a été adopté à Maputo, au Mozambique, en 2003. Il n'y a pas de doute : on peut donc affirmer que l'égalité des sexes trouve une place dans les débats au sein de cette organisation qui regroupe plusieurs pays du continent. C'est la raison pour laquelle une meilleure prise en compte des obstacles qui renforcent la vulnérabilité des filles et des femmes entraînera des répercussions positives.

Répétons-le sans nous lasser : à l'heure actuelle, la problématique du renforcement du pouvoir économique des femmes devrait s'inviter sur toutes les tribunes. Par conséquent, aux quatre coins du monde, des actions concrètes sont accomplies de différentes manières. Comme c'est déjà le cas à bien d'endroits sur la planète, le continent africain tient compte de la conjoncture mondiale actuelle. Autrement dit, la promotion des initiatives visant à bannir l'exclusion afin de favoriser la justice sociale est intégrée dans l'élaboration et la mise en œuvre de son plan d'action.

En fait, au niveau mondial, l'année 2015 revêt une signification particulière. Au mois de mars dernier, lors de la 59e session de la Commission de l'ONU sur le statut de la femme, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a déclaré : « Nous sommes ici parce que 2015 est une année cruciale pour faire progresser la cause de l'égalité des sexes. Si le nouveau programme de développement est véritablement transformateur, les femmes doivent être en son centre et devant. »

Il n'est donc pas surprenant de constater que d'autres organismes développent des stratégies pour s'approprier le discours véhiculé par cette mouvance planétaire. Et c'est normal : une telle mobilisation collective éveille les consciences ! Est-ce suffisant ? Difficile de prédire le futur...

En définitive, il est plus que temps de reconnaître que «l'autre moitié du monde» joue un rôle essentiel. Oui, les femmes sont actrices du développement. Il est aujourd'hui admis que les femmes sont actrices du développement.

Terminons avec cette phrase du président du Comité des représentants permanents de l'Union africaine, le Zimbabwéen Albert Ranganai Chimbindi : « Les femmes constituent plus de la moitié de la population de l'Union africaine et elles représentent 75% de la main-d'œuvre agricole.»

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST

Les billets de blogue les plus lus sur le HuffPost

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.