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Le pipeline du bonheur

Les Québécois ne sont pas les seuls à s'opposer aux oléoducs qui favorisent les pétroles bitumineux

CComme des milliers de Québécois, je me suis opposé au projet d'oléoduc Énergie Est malgré la prétention des promoteurs portant que ce projet était une infrastructure aussi importante pour le Canada que le chemin de fer au 19 siècle. J'ai applaudi lorsque ce projet a avorté à l'automne 2017. Je m'étais réjoui de la défaite du gouvernement pro-pétrole de M. Stephen Harper. Et j'ai levé mon verre quand le nouveau premier ministre Trudeau a ratifié l'Accord de Paris dans le cadre d'une nouvelle politique internationale axée sur le thème « Canada is back »!

Mais j'ai vite déchanté. Malgré de belles paroles au sujet de la réduction des gaz à effet de serre (GES), le gouvernement de M. Trudeau a maintenu les généreuses subventions du gouvernement fédéral aux pétrolières, puis il a approuvé la construction du gazoduc Pacific NorthWest LNG2016, le remplacement de la ligne 3 d'Enbridge et le projet d'agrandissement de TransMountain de Kinder Morgan. Et il applaudit l'approbation donnée par le président Trump au projet Keystone XL. Selon les discours officiels, ces projets sont censés nous diriger vers une économie post-carbone! Est-ce qu'un chimpanzé interné dans une institution pour primates schizophrènes pourraitcomment ces infrastructures favorisant une expansion exponentielle des sables bitumineux pourraient aider à réduire la production de GES?

Ah, j'oubliais! En mars 2017, M. Trudeau était l'invité vedette de l'industrie pétrolière lors de la conférence sur l'énergie Cera Week. Et un an plus tard, le Guardian ajoute : « des rencontres entre des hauts fonctionnaires et TransCanada et la Canadian Association of Petroleum Producers (CAPP) dénotent une approche biaisée qui rappelle davantage la promotion occulte du pétrole de l'ancien Premier ministre Harper que les promesses électorales vertes de Justin Trudeau. » En d'autres mots, la main droite doit ignorer ce que fait la main gauche!

Les Québécois ne sont pas les seuls à s'opposer aux oléoducs qui favorisent les pétroles bitumineux. Le maire de Vancouver, M. Gregor Robertson, est tout aussi opposé à ce genre de projet que l'ex-maire Denis Coderre. Aux États-Unis, des autochtones et groupes dont Bold Nebraska s'opposent encore et toujours à Keystone XL. L'ex-première ministre Christy Clarke trouvait que le projet d'oléoduc Northern Gateway en direction de Kitimat présentait trop de dangers pour les broutilles économiques que sa province pouvait en retirer. Et maintenant, la coalition NPD/Parti vert de M. Horgan veut bloquer TransMountain au grand dam du gouvernement NPD albertain de M Notley.

Tout comme M. Harper, M. Trudeau donne un appui indéfectible aux sables bitumineux albertains; pour ce faire, il promet que TransMountain sera construit puisque «

Comme tous ces oléoducs sont construits au nom de l'intérêt national, je propose la construction d'un oléoduc de Vancouver à Halifax pour transporter le vin de la Colombie-Britannique.

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