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18/09/2015 08:25 EDT | Actualisé 18/09/2016 05:12 EDT

Les solidaires seront là pour défendre les intérêts des Québécois

Après le 19 octobre, nous n'allons pas baisser les bras.

Les solidaires n'endosseront pas de parti ou de candidat en vue du 19 octobre. Nous préférons parler d'idées et soulever des débats plutôt que de dicter une ligne de conduite. Les électeurs québécois n'ont pas à attendre l'avis d'un parti provincial pour faire leurs propres choix sur la scène fédérale !

Toutefois, il est clair que le sombre bilan des conservateurs doit susciter un changement de cap.

Le mépris élémentaire des troupes de Stephen Harper pour la science, la culture, l'environnement et la démocratie a assez duré.

Québec solidaire invite les électeurs et les électrices à s'informer sur les différents enjeux de la campagne. Plusieurs décisions fédérales nous concernent puisqu'elles ont des répercussions concrètes au Québec. Après tout, nous ne sommes pas encore un pays ! Voici quelques enjeux qui devraient préoccuper les jeunes Québécoises et Québécois.

Environnement

Amir Khadir a interpellé les chefs fédéraux sur leur manque de vision en matière d'environnement et de transition énergétique. Avec raison ! L'exploitation du pétrole des sables bitumineux les met dans l'embarras et aucun n'a de plan crédible de sortie du pétrole. Alors que se multiplient les catastrophes liées au transport d'hydrocarbures par train et par pipelines, déversant des millions de litres d'hydrocarbures, il est plus que temps de renverser la vapeur.

La question du transport est un sujet qui concerne tous les Québécois et toutes les Québécoises puisque le transport du pétrole s'effectue à la grandeur du Québec. Nous sommes en droit d'exiger un plan d'action digne du XXIe siècle : sortons du pétrole et cessons d'être à la merci des intérêts pétrolifères ! Le plan de sortie du pétrole de Québec solidaire peut être un modèle à suivre.

Autochtones

Si les partis fédéraux n'adoptent aucune position claire pour défendre l'environnement, les nations autochtones, elles, se mobilisent. QS veut que les Premières nations soient consultées dans tous les dossiers les concernant, qu'ils soient de compétences provinciales ou fédérales.

Jusqu'à maintenant, les enjeux autochtones sont largement absents de la campagne électorale.

Pourtant, avec une campagne de 78 jours, on ne peut pas dire que le temps manque pour les aborder !

Cette année fut marquée par le dépôt du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation. Nous croyons que la seule façon de réparer l'Histoire est un réel investissement pour l'égalité des chances de la part du gouvernement fédéral. En réponse au ton méprisant du gouvernement Harper, lord du dépôt du rapport à la Chambre des communes, la députée Manon Massé présentait une motion adoptée à l'unanimité par tous les partis pour que « l'Assemblée nationale appuie les demandes des Premières Nations et des Inuits de tenir une commission nationale d'enquête sur les disparitions et les assassinats de femmes autochtones, et ce, en tenant compte de la réalité propre à chaque nation » et de lier cette enquête aux séquelles des pensionnats autochtones, requête qui fut refusée par le gouvernement Harper. Nous sommes en droit de nous questionner sur les intentions de ce gouvernement et de questionner les autres partis sur leurs intentions sur un sujet qui est de compétence fédérale. La campagne n'est pas terminée et la question se pose : qui aura le courage de prendre parti pour les Autochtones ?

Démocratie et transparence

Stephen Harper a déjà décliné de participer à certains débats alors que l'on sait que c'est lors de ces rencontres que la population se renseigne et tente de se faire une idée. Cela est en concordance avec la politique conservatrice d'affaiblissement de la démocratie canadienne. Pour Québec solidaire, on ne peut pas aborder la question de la démocratie sans redresser les travers de notre système électoral dépassé. En 2011, les conservateurs ont remporté une majorité sans l'appui du Québec : ils ont gouverné en conséquence ! Si les sondages disent vrai, le prochain gouvernement sera élu par un tiers de l'électorat. Il est grand temps de réformer le mode de scrutin pour s'assurer que chaque voix compte.

Politique étrangère

Le rôle du Canada sur la scène internationale fait partie de nos préoccupations. Et nos valeurs doivent être en accord avec les décisions prises par notre gouvernement. Qu'en est-il aujourd'hui ? D'après un article de David Morin, professeur de l'Université de Sherbrooke et de Stéphane Roussel, professeur et directeur du CIRRICQ, « (...) bon nombre de politiques associées au gouvernement actuel sont le prolongement d'initiatives ou de positions adoptées par les libéraux de Paul Martin ou de Jean Chrétien. Ce serait le cas de l'augmentation du budget de la défense, de l'attention portée à l'Arctique, de l'abandon des engagements en matière d'environnement, ou encore du soutien apporté à Israël. » Par ailleurs, la crise des réfugiés syriens nous rappelle à quel point notre politique d'accueil s'est détériorée au fil des ans.

C'est ainsi que le Canada compte vivre avec nos voisins immédiats et éloignés ? Il fut un temps pas si lointain ou le Canada était un modèle de terre d'accueil et un médiateur en temps de conflits. Le prochain gouvernement a du pain sur la planche.

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Peu importe l'issue du scrutin, les solidaires seront là pour défendre les intérêts des Québécoises et des Québécois face au gouvernement fédéral. Il faudra se battre pour une assurance-chômage digne de ce nom, pour un accès plus grand au logement social, pour obtenir notre juste part du financement en santé, combat abandonné par le gouvernement Couillard. Après le 19 octobre, nous n'allons pas baisser les bras.

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