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16/08/2013 12:36 EDT | Actualisé 15/10/2013 05:12 EDT

L'étiquette ou les tickets dans les autobus de la STM?

Un tollé de protestions et beaucoup d'indignation ont été exprimés depuis que les médias nous ont informés de la contravention remise à cette mère de famille qui n'avait pas la monnaie exacte pour payer son passage dans un autobus de la STM.

Pourquoi en arrive-t-on à de tels comportements idiots? Si on fouille un peu pour identifier la cause de cette situation, on constatera que la dame qui sortait de l'hôpital vers 22 heures avec son enfant de 2 ans dans les bras après 5 heures d'attente, n'avait pas pris le temps d'obtenir son baccalauréat es arts sur les règles de la Société de transport de Montréal. Elle cherchait simplement un moyen économique de retourner à la maison après une journée éprouvante.

Il faut souligner que tous les gens de passage à Montréal pour une journée, une fin de semaine ou même pour des vacances, se retrouvent probablement dans une situation similaire. Et on va nous dire qu'il n'y a aucune solution pour de tels cas d'exceptions à part la remise de tickets de contravention. Merci pour l'accueil dans la Métropole.

Ceci reflète un manque d'étiquette et de compréhension du service à la clientèle. Ceci indique que les gens qui ont établi ces règlements ne sont pas montés à bord d'un autobus, ne serait-ce qu'une journée, pour voir la foule bigarrée que l'on y retrouve et les motifs de leur utilisation du transport en commun. Non seulement, ces décideurs ne font preuve d'aucune empathie, mais aussi d'aucun sens marketing. Si le problème est que les billets de banque pourraient obstruer la fente des boîtes de perception des frais de transport, alors que l'on prévoit un appareil pour donner la monnaie ou bien une fente supplémentaire pour percevoir les billets de banque. On a donné du pouvoir décisionnel à des gens qui ne pourraient même pas être gérants des boîtes vides dans l'arrière-boutique d'un magasin.

Que la règle prévoit plutôt de donner un ticket de contravention lorsque des gens osent se présenter à bord des autobus sans monnaie n'est pas le seul problème. Ce règlement abusif n'a certainement pas été expliqué clairement. Et que des bêtas de la pire espèce se voient attribuer le pouvoir d'appliquer une telle règle complète la recette de ce geste ridicule.

Qu'un chauffeur d'autobus ne soit pas capable d'évaluer le contexte de cette dame à la lueur de ses explications démontre que la STM l'a possiblement embauché parce qu'il avait prouvé son habilité à manipuler un gros volant après avoir passé son enfance dans le carré de sable avec ses gros camions. On a oublié semble-t-il, de vérifier son attitude face à des clients, cette race de gens dérangeants qui ont toujours des questions embêtantes et qui risquent de le retarder dans sa course à obstacles dans les rues de Montréal.

Qu'en plus, des inspecteurs remettent de telles contraventions, eux aussi sans tenir compte du contexte prouvent que le ridicule ne tue pas. On va vous facturer 219. $ parce que vous ne pouvez pas payer exactement 3.00 $ pour votre trajet en autobus et pour ajouter l'insulte à l'injure, on vous laissera sur le trottoir à 22 heures en se frottant probablement les mains d'avoir exercé le pouvoir attribué par la STM.

Aucun de ces individus n'a pensé vérifier dans ses poches s'il avait la monnaie pour 5.00 $ ou bien s'il n'aurait pas pu entre eux se cotiser pour payer les 3.00 $ dus. À quel genre d'humains inhumains fait-on appel pour jouer de tels rôles?

La réputation entière de la STM et de tous ses employés est maintenant entachée à cause d'individus qui ne méritent pas d'occuper leurs postes. L'étiquette de moron ne convient pas à chacun, mais tous en sont maintenant affublés. Et il est certain qu'un syndicat se lèverait pour défendre ces quelques tarés le cas échéant puisqu'ils ont appliqué les règles. Ceux qui ne méritent pas d'être associés à ces événements n'ont pas besoin du syndicat pour les défendre, parce qu'ils font preuve de jugement par eux-mêmes.

Si votre contravention n'est pas annulée d'ici la date d'échéance, n'oubliez pas, madame, de payer le montant exact. Au cas où.

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