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18/06/2013 12:04 EDT | Actualisé 17/08/2013 05:12 EDT

Je doute du retour des duchesses

Après avoir eu la visite de Kate Middleton, duchesse de Cambridge et épouse du prince William, il est compréhensible que certaines personnes souhaitent le retour des duchesses pour la soixantième édition du Carnaval de Québec.

Il faut cependant se rappeler qu'au moment de leur disparition, les duchesses étaient contestées à cause de l'image de «Sois belle et tais-toi », pendant qu'un «gentilhomme» se disait lésé parce que le Carnaval refusait d'accueillir un duc dans ses rangs. De plus, les entreprises locales démontraient un certain essoufflement face aux commandites de la garde-robe pour les duchesses.

Mais, là où le défi est très grand pour le 60e anniversaire du Carnaval, c'est que les temps ont changé et la génération actuelle des filles de vingt ans n'a pas le profil d'une Kate Middleton, mais plutôt le profil énergique extrême de Marie-Mai.

Sommes-nous vraiment prêts pour la duchesse tatouée, avec «piercings» en évidence? Imaginons un instant le maire Labeaume, au palais de Bonhomme, livrant un discours enflammé lors de l'ouverture du Carnaval alors que trois duchesses sont en train d'envoyer des messages textes, pendant que deux de leurs consoeurs partagent des écouteurs pour écouter la musique enregistrée sur un MP3 et qu'une autre prend une pose suggestive pour mettre en évidence l'augmentation mammaire que lui avait payé son «ex» en souhaitant être remarquée par les télédiffuseurs qui pourraient l'engager pour la prochaine télé-réalité. Allo féerie!

Les duchesses de la belle époque suivaient des cours de maintien et des cours de diction. La génération actuelle a-t-elle le vocabulaire préalable pour mettre en pratique des leçons de diction? Pourrait-on éviter le discours aux bénévoles avec un: «Salut la gang, vous êtes ben hot, ça chille icitte assouère, on va avoir du fun, genre.» Tsé veut dire?

Comment la dame de compagnie pourrait-elle ménager l'égo de chacune et faire travailler en harmonie ensemble sept filles habillées de la même façon alors qu'on nous les présente comme intraitables envers la «bitch» qui a eu le culot de porter la même robe qu'elles dans une soirée? Est-ce un prélude à un scénario de PréOccupation double?

Pour éviter que Bonhomme ne fonde en larmes «de honte», il faudra que le comité de sélection soit très perspicace pour détecter les exceptions à cette génération et identifier des candidates «exportables». Sinon, attendons la 75e édition du Carnaval, avec une autre génération de candidates.

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