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31/01/2018 09:00 EST | Actualisé 31/01/2018 09:00 EST

J'ose croire qu'on mérite mieux

J'ai trouvé, au sein du Parti québécois, des gens qui croyaient, eux aussi, qu'on peut faire mieux, que l'on n'est pas obligé de se satisfaire du statu quo.

« Il faut avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu'on les poursuit. », disait Mme Hivon, reprenant la célèbre citation d'Oscar Wilde.
THE CANADIAN PRESS
« Il faut avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu'on les poursuit. », disait Mme Hivon, reprenant la célèbre citation d'Oscar Wilde.

Je rêve d'une société égalitaire. D'une société dans laquelle tous disposent des mêmes opportunités, dans laquelle tous sont traités de façon humaine et digne.

Je veux d'une société où le succès d'une politique est calculé par l'indice du bonheur qu'elle procure, plutôt que par l'augmentation du PIB. Une société dans laquelle le bien-être du travailleur est aussi important que la richesse qu'il crée.

J'exige que la protection de l'environnement ne soit plus reléguée au second rang, toujours monnayable devant les intérêts du 1 %.

J'ose imaginer une société alternative à notre société de consommation, qui va toujours plus vite, travaille toujours plus, pour gaspiller toujours plus, son iPhone obsolescent à la main.

Et oui, je suis une idéaliste.

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J'ai longtemps pensé qu'aucun parti sur la scène politique ne correspondait à mes idéaux, à mon rêve de société. Qu'aucun parti n'offrait la possibilité d'un changement réel, d'un projet ambitieux et structurant pour le Québec. Qu'aucun parti ne correspondait à la vision d'une société engagée que j'ai entrevue en 2012.

Passionnée par la politique, j'ai tout de même fini par me joindre, un peu incertaine, à l'équipe du Parti québécois l'an dernier. J'ai été surprise. J'ai trouvé, au sein du parti, des gens qui croyaient, eux aussi, qu'on peut faire mieux, que l'on n'est pas obligé de se satisfaire du statu quo.

J'ai ressenti cette excitation, ce sentiment qui t'habite quand tu sens que quelque chose de grand est sur le point d'arriver.

À chaque congrès, à chaque évènement, je suis ressortie plus motivée qu'au précédent. Plus convaincue qu'en fait, tout est possible. J'ai ressenti cette excitation, ce sentiment qui t'habite quand tu sens que quelque chose de grand est sur le point d'arriver. Nous avons bâti un programme capable de faire une vraie différence dans la vie des Québécoises et Québécois, un programme qui a de quoi leur redonner le goût d'oser.

Pourtant, les sondages n'ont rien d'encourageant. À en croire les journalistes, le PQ est sur le seuil de l'extinction. La grogne, l'insatisfaction de la population, elle, est toutefois bien palpable.

Ils ont raison, en fait, les journalistes. Nous avons gardé notre beau programme pour nous. Nous avons perdu confiance en nous-mêmes, comme les Québécois ont perdu confiance en la possibilité de vaincre l'inertie dans laquelle les Libéraux nous ont plongés ces 15 dernières années. Nous avons oublié qu'il faut les partager, nos convictions, si on veut qu'elles deviennent contagieuses. Qu'il faut y croire.

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Les remises en question, les revirements, les repositionnements du Parti lui ont permis de devenir plus prêt, plus solide, plus enraciné. On apprend de nos erreurs dit-on? Le cap est clair, la ligne tracée.

Lors du Conseil national qui se tenait cette fin de semaine, le Parti a montré qu'il a fini de tergiverser. Miser sur le développement de nos tout petits à travers le développement des CPE. Réinvestir dans l'éducation, dans la santé, dans la culture. Augmenter les congés parentaux, les congés familiaux, les programmes de conciliation travail-famille-études.

Faire le pari que notre société se portera mieux, notre économie aussi, si on mise avant tout sur le développement de notre richesse la plus importante : l'humain.

Faire le pari que notre société se portera mieux, notre économie aussi, si on mise avant tout sur le développement de notre richesse la plus importante : l'humain. Voilà notre priorité.

Changer d'approche. En finir avec le cynisme politique. De la politique moins compétitive, plus collégiale, plus empathique, plus collaborative.

Il y a peu de temps, M. Lisée a fait la démonstration qu'il prenait cet engagement au sérieux. Il a fait preuve d'humilité. Il a admis qu'il n'y arriverait pas seul. En nommant Véronique Hivon comme vice-cheffe du Parti Québécois, il témoigne de sa volonté de faire de la politique autrement. En créant un nouveau poste, juste pour elle, M. Lisée montre qu'il est prêt à changer les règles du jeu. Leur tout sera plus grand que la somme des parties.

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« Il faut avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu'on les poursuit. », disait Mme Hivon, reprenant la célèbre citation d'Oscar Wilde.

Rêvons.

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