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21/12/2014 08:32 EST | Actualisé 20/02/2015 05:12 EST

Ma relation sans lendemain avec Patricia

Laissez-moi vous raconter ma relation sans lendemain avec Patricia. Et laissez-moi vous dire, bien humblement, que cette histoire deviendra probablement virale.

Toutefois, avant que tout un chacun ne me juge ou prenne panique, je vous assure que vous serez estomaqués de mon récit, lequel s'avère être «THE-MOST-INCREDIBLE-ANECDOTE-À-LA-FREDOLINI» qui me soit arrivé. Cela surpasse, et de loin, LA fameuse fois où je me suis pris la tête dans un lavabo, pour ne nommer qu'une invraisemblance digne d'un épisode de Seinfeld, d'un vaudeville, du film Big Fish ou d'un Woody Allen. Ainsi, c'est un peu de cette manière que se déroule ma vie. Et je choisis de l'écrire... pour dédramatiser les situations. Aussi, parce que vous êtes probablement intrigués, ou tout simplement voyeurs... avec raison. Je dois également avouer que je ne vais pas très bien cette semaine, et que j'ai pris du recul et, surtout, du repos.

Donc, ma fameuse nuit avec mademoiselle Patricia. Pas que je sois du type de relations sans lendemain. C'est plutôt parce que je choisis de respecter cette étrangère, dont j'ai fait brièvement connaissance en début de soirée. Je ne la connais pas, mais alors là, pas du tout. Je ne sais rien d'elle, ni même son âge. Et même si j'insiste, elle ne me répondra pas. J'ai délibérément choisi de la ramener dans ma voiture, après l'avoir croisée lors d'une visite à mon entrepôt. Je dois préciser que j'étais accompagné de mon protégé ancien artiste de cirque, qui lui, a «trop-de-trucs-inutiles-qui-prennent-trop-de-place» dans l'espace que JE loue! J'ai donc décidé de faire un petit ménage avec lui. Allègrement! Il était en forme, aujourd'hui. Parce qu'il a aussi de mauvaises journées, et d'autres où ses troubles de mémoire sont plus évidents. Cependant,on arrive toujours à communiquer et à s'entendre.

Au début, quand j'ai aperçu Patricia, je dois dire qu'elle m'a fait extrêmement peur. Le genre de fille qui vous met en boîte, mais qui, définitivement, sort en boîte!

Eh bien, Mesdames et Messieurs, depuis presque trois ans, j'ai une morte dans mon entrepôt! Parmi tous mes équipements de scène et de spectacle de clown, j'ai eu une morte! M-O-R-T-E! Parce que dans les affaires de mon protégé, j'ai découvert l'urne d'une dame qui s'appelle Patricia Capogreco. Ses cendres sont dans une petite boîte en carton assez commune merci, dans les affaires de mon parrain, qui lui n'a aucune espèce d'idée de qui il s'agit. Sa crémation a eu lieu le 7 octobre 1989. Aucun souvenir. Rien, aucune idée, que dalle! Zut, on fait quoi maintenant? Même Jack Bauer ne pourrait lui soutirer d'information! Je ne pouvais pas la laisser là, ni la mettre aux ordures.

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Non, c'est un être humain après tout, une personne qui a vécu et qui mérite le respect, la dignité et surtout, le repos éternel. Je vous avoue que je suis plutôt du type poltron avec les histoires de fantômes, et que je n'écoute pas de film d'horreur trop tard le soir. Imaginez maintenant d'avoir une urne contenant les cendres d'une étrangère, dans le coffre de ma voiture! J'irais donc voir le salon funéraire dont le nom semble prédestiné pour la situation, T. Sansregret (!) sur la rue Ontario, avec la ferme intention de lui offrir ce repos bien mérité, vérifier si elle a de la famille et ce que l'on doit faire en pareilles circonstances. Voilà pourquoi il s'agit d'une «relation sans lendemain», parce que Patricia mérite mieux que de finir oubliée et jetée aux ordures comme une vieille chaussette. Et ce, au plus vite.

Et vous, qu'en pensez-vous?

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