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23/01/2018 12:00 EST | Actualisé 23/01/2018 12:27 EST

Je n'en peux plus de Donald Trump

Le narcissisme grotesque de Trump n'a aucune limite.

Ce que Trump a réussi, c'est de devenir le centre d'attention d'un public mondial
Carlos Barria / Reuters
Ce que Trump a réussi, c'est de devenir le centre d'attention d'un public mondial

Je n'en peux plus de Donald Trump. Une année seulement depuis qu'il est au pouvoir et il accapare tous les médias. Pas une journée sans nouvelle à son sujet. On sait tout de lui ou presque: il fait chambre à part, il passe ses soirées en pyjama à regarder Fox News. Il se bourre de junk food. Il n'aime pas les requins.

Tous les matins ou presque, après une autre séance de télévision, il nous « garroche » ses tweets vengeurs à la tête. Ceux-ci sont décortiqués par la presse ad nauseam. Le phénomène nous rappelle les médecins du roi Louis XIV analysant quotidiennement les excréments royaux pour rassurer la cour sur sa santé.

D'ailleurs récemment, nous avons eu droit au bilan de l'examen médical du « clown in chief ». Ainsi on nous a fait découvrir le " test de Montréal" qu'il aurait réussi haut la main. Nous devons apparemment nous réjouir qu'il puisse faire la différence entre un chameau et un rhinocéros. Non, mais franchement.

C'est un cas unique: celui d'un dirigeant qui affiche avec satisfaction son ignorance, sa bêtise et sa vulgarité.

C'est un cas unique: celui d'un dirigeant qui affiche avec satisfaction son ignorance, sa bêtise et sa vulgarité. Et le pire c'est que ses partisans continuent de l'appuyer. Cela donne une idée de l'état de dégénérescence de nos voisins du sud.

Même les plus puritains et moralisateurs républicains se taisent devant les rumeurs d'aventures extra-conjugales et autres turpitudes avec notamment des actrices pornos, payées depuis pour se taire. Un bel exemple pour la vie de famille tant vantée par ces défenseurs de la religion!

Le narcissisme grotesque de Trump n'a aucune limite. Il se gratifie de toutes les qualités y compris d'être un génie stable et d'avoir le plus gros bouton nucléaire.

Évidemment pendant que l'attention se concentre sur lui, ceux qui l'entourent, sa propre famille, et les lobbies s'en donnent à coeur joie. S'arrangeant pour s'enrichir en détruisant l'environnement, en s'assurant que les pauvres le restent et poussant des initiatives pouvant plaire aux groupes évangéliques au plan domestique ou international.

Mais en fait, on peut se demander si tout cela ne fait pas aussi l'affaire du monde de l'information (et des blogueurs...). Les comportements de Trump sont une source inépuisable de commentaires. Une batterie d'experts se succède sur les plateaux de télévision. Ils remplacent ceux qui traitaient du terrorisme. C'est bon pour les cotes d'écoute. Et plus drôle, si on veut.

En fait, ce que Trump a réussi est de devenir le centre d'attention d'un public mondial. Son audience est bien plus vaste que lorsqu'il faisait de la télé-réalité et elle est captive. On ne peut en faire abstraction, en changeant de poste. Il nous tient par la peur. Déclenchera- t-il ou non l'apocalypse ? Çà c'est un suspense qui nous touche tous. Pas mal plus que les chances du Canadien de faire les séries.

Qui sait jusqu'où cela ira. Peut-être pour concurrencer Vladimir Poutine le verra-t-on bientôt se pavaner torse nu dans les jardins de la Maison-Blanche, affichant sa bedaine gavée seulement de produits américains. Et pourquoi pas Trump à la chasse, Trump en joueur de hockey, Trump en footballeur debout la main sur le coeur pendant l'hymne national?

Après tout, il en a encore pour trois ans! Il faudra qu'il trouve d'autres idées pour garder l'intérêt de son électorat.

Vous dites un Trump astronaute pour un aller simple sur Mars? Voilà une belle suggestion.

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