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29/06/2016 10:06 EDT | Actualisé 29/06/2016 10:06 EDT

Une expression citoyenne anarchique organisée, et c'est tant mieux!

Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, etc. Ces médias sociaux ont permis à tout un chacun de sortir de son salon, de quitter le téléviseur et la lecture du journal pour raconter des anecdotes, des souvenirs, des moments heureux ou malheureux...

Parce que la vie se décompose en de milliers de particules de poussières d'histoires et que chacune d'entre elles mérite d'être racontée.

Qu'elle ait été l'histoire de la naissance d'une compagnie ou d'un personnage fictif ou réel, d'un leader naturel ou façonné par une firme de relations publiques, si ce que l'on raconte vient nous interpeller, nous citoyens, c'est que le pari est réussi.

Le web et l'informatique ont permis à la littérature cette sortie plus qu'honorable et lui ont donné une seconde vie, celle de projeter les rêves éveillés de l'autre côté de l'écran et du miroir.

Le transmédia prend alors tout son sens et nous transporte dans des univers narratifs où rien n'est laissé au hasard. L'utilisation combinée de médias différents permet d'aborder les histoires par une mise en abyme... d'une mise en abyme... d'une mise en abyme ... et nous entraîne dans un labyrinthe de sens différents qui viennent pénétrer la bibliothèque de Babel.

«L'écriture littéraire porte à la fois l'aliénation de l'Histoire et le rêve de l'Histoire: comme Nécessité, elle atteste le déchirement des langages, inséparable du déchirement des classes; comme Liberté, elle est la conscience de ce déchirement et l'effort même qui veut le dépasser.»

- Roland Barthes, Le Degré zéro de l'écriture, Points.

Chez SAGA devenu SAGAWORLD , il y a quelques années, l'équipe s'était formée pour sa capacité de raconter des histoires par le biais du web, par le jeu vidéo, par un film documentaire ou fiction, ou par la littérature et l'expression dramatique... bref par une approche transmédia.

C'est ce qui en filigrane était commun à chacun des membres de l'équipe. Jonathan Belisle en est aujourd'hui l'exemple incarné avec la production du conte Wuxia le Renard.

«La littérature mène à tout, à condition d'en sortir» - François Villemain

Pour quelle raison SAGA avait misé sur la capacité des membres à écrire, à raconter, ou à détenir la clé de la sensibilité à écouter et à transmettre?

Parce que SAGA comprenait que les univers narratifs sont infinis, que l'histoire tend parfois à se répéter, que le médium utilisé pour la raconter n'est pas toujours le même, que les auditoires varient alors et les messages ne sont pas reçus de la même manière par tous.

Par contre, ce que l'on peut saisir c'est que chacun ressentira les émotions et trouvera intuitivement dans l'œuvre ce qui lui plaît. À condition qu'une certaine forme de beauté y soit cristallisée.

Aux professionnels de la com

Journalistes et relationnistes qui critiquent le fait que monsieur et madame tout le monde s'épanchent sur leurs vies personnelles en s'exprimant à la première personne sur les médias sociaux! En accusant ces derniers de narcissisme ou autres étiquettes du genre, réservées au diagnostic des spécialistes psy.

Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, etc. Ces médias sociaux ont permis à tout un chacun de sortir de son salon, de quitter le téléviseur et la lecture du journal pour raconter des anecdotes, des souvenirs, des moments heureux ou malheureux, de présenter des photos du moment (j'adore!), des clichés de famille (j'adore plus!), de faire des liens (j'adore encore plus!) entre les gens, les animaux, les choses, les concepts ou d'annoncer à tous ses amies et amis, virtuels ou réels, une bonne ou une mauvaise nouvelle, etc.

Les abonnés ne sont pas uniquement présents sur la toile pour faire une diffusion publicitaire ou comme courroie de transmission pour la promotion des articles, des reportages, des éditoriaux, des photos, etc. des professionnels de la com.

Nombreux sont les journalistes ou les relationnistes qui apprécient et tiennent compte des commentaires personnels, liés à leur production, laissés par les internautes.

«Parce que la vie se décompose en de milliers de particules de poussières d'histoires et que chacune d'entre elles mérite d'être racontée.»

Sur Facebook, ce sont très souvent les commentaires qui précèdent la promotion d'un reportage, d'un article ou d'une photo qui nous interpellent (j'adore encore plus plus!) et nous incitent à prendre connaissance des articles ou des vidéos. Les reportages nous permettent de faire des liens sur d'autres illustrations, sur des réflexions plus personnelles ou sur des anecdotes.

Bref, c'est la lecture faite, la compréhension et l'expression par les citoyens du monde (le summum - j'adore, plus, plus, plus!) ajoutés comme un renforcement ou comme une critique qui est autant d'intérêt que les productions médiatiques.

J'aime Facebook car il a ouvert une autre dimension à cet univers de création: une expression citoyenne anarchique organisée! Le story telling, la narration de la vie des autres sont aussi intéressants que l'indice boursier, que le rappel historique des pogroms en Pologne ou que cette dernière vienne de se qualifier en quarts de finale au football.

Donner à tous et à toutes la parole en leur permettant de raconter leur vie au quotidien sans l'exclure de l'actualité ou encore leur permettre de s'octroyer le pouvoir d'être spectateur passif de la vie des autres, parce que les univers narratifs sont infinis... comme monologues intérieurs ou exprimés. Et la diffusion en direct proposée, entre autres, par le Huffington Post, Facebook, Twitter (via Periscope), etc. vient ajouter une dimension inégalée à l'expression citoyenne.

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