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25/05/2017 09:58 EDT | Actualisé 25/05/2017 09:58 EDT

Le Canada doit miser sur ses forces pour négocier l'ALENA

En tant que prochain chef conservateur au Canada, renforcer notre commerce international sera une priorité absolue.

Restaurer la réputation du Canada à l'étranger a été l'une des grandes réalisations des deux derniers gouvernements conservateurs sous Harper et Mulroney. Encore une fois, le Canada serait solidaire avec nos alliés pour la sécurité et jouerait un rôle dans la sécurité mondiale proportionnelle à notre taille, nos capacités et nos valeurs en tant que nation. Le Canada a été présent lorsque nos alliés ont été attaqués ou lorsque l'instabilité à l'étranger menaçait notre sécurité en Amérique du Nord.

Malheureusement, les libéraux de Trudeau nous ont retourné à l'époque de la politique étrangère libérale - apaiser les dictateurs, abandonner nos amis et poursuivre le mythe du Canada en tant qu' «agent équitable» sans intérêts dans le monde. Nous devons rétablir le rôle du Canada comme une voix fidèle et fondée sur des principes pour la liberté et la démocratie dans le monde entier.

Pour y arriver, je me concentrerai sur les activités de l'OTAN et d'autres organisations qui reflètent nos valeurs pour faire une vraie différence. Je travaillerai également avec nos alliés pour moderniser et améliorer les performances et la gouvernance internationale des organisations multilatérales dans lesquelles le Canada est impliqué.

D'une grande importance aujourd'hui, je ferai la promotion du commerce en négociant avec les États-Unis en misant sur nos forces que le président Trump respectera. Avec les négociations de l'ALENA déclenchées cette semaine, je suis plus engagé que jamais à défendre les Canadiens qui travaillent fort et les besoins uniques de chacune de nos industries. Il y a eu beaucoup de discussions sur la structure réglementaire de la gestion de l'offre pour les produits laitiers et avicoles que le Canada a supportés dans le cadre des négociations de l'Accord de libre-échange avec les États-Unis et de l'ALENA.

Alors que la déréglementation de l'agriculture doit continuer d'une manière responsable, la gestion de l'offre n'est pas à l'origine de problèmes spécifiques au marché actuellement confrontés par les États-Unis. En fait, certains des problèmes d'approvisionnement excessif auxquels fait face le marché américain démontrent qu'une approche unique des approches agricoles ne fonctionne pas toujours. Lorsque j'étais impliqué dans les négociations de l'AECT avec le ministre Ed Fast, nous avons prouvé que le Canada peut trouver de nouveaux marchés et de meilleurs prix pour les producteurs exportateurs sans sacrifier les milliers de familles impliquées dans les secteurs gérés par la gestion de l'offre.

Maxime Bernier a comparé les fermes familiales aux cartels comme l'OPEP, démontrant un profond manque de compréhension de l'agriculture et rendant les familles agricoles en accessoires politiques.

Maxime Bernier a comparé les fermes familiales aux cartels comme l'OPEP, démontrant un profond manque de compréhension de l'agriculture et rendant les familles agricoles en accessoires politiques. Andrew Scheer a récemment préconisé l'étiquetage du pays d'origine sur l'essence, une politique qui ne fera que compliquer nos relations commerciales avec les États-Unis puisque le dernier gouvernement conservateur a combattu cet étiquetage en agriculture.

Il est maintenant temps pour un chef qui comprend le commerce et l'agriculture, et est prêt à se battre pour les intérêts canadiens et les familles qui dépendent du commerce équitable avec nos amis et partenaires commerciaux. Avec de l'expérience dans le secteur privé en tant qu'avocat en commerce international et l'expérience de la négociation de l'AECG au sein du gouvernement, je suis ce chef.

Ces négociations commerciales doivent également inclure la promotion de liens économiques et diplomatiques plus étroits entre le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni (CANZUK). Je crois en l'élaboration d'un pacte de commerce et de sécurité, y compris la liberté de vivre, de travailler et d'investir dans ces pays. Avec Brexit, le Canada doit lancer des pourparlers de libre-échange avec le Royaume-Uni dès que possible, car ils sont historiquement l'un de nos partenaires le plus proche.

Nous avons déjà un accord de sécurité avec les pays CANZUK et les États-Unis, appelé Cinq Yeux. S'appuyer sur ce pacte pour promouvoir des accords diplomatiques et commerciaux plus étroits, c'est naturellement la prochaine étape pour nos peuples et nos économies. Cela contribuera également à diversifier davantage les relations commerciales du Canada, de sorte que nous ne dépendons pas de l'ALENA. Devenir moins dépendants des États-Unis pour le commerce nous aidera à renégocier l'ALENA d'une position de force. En tant que prochain chef conservateur au Canada, renforcer notre commerce international sera une priorité absolue.

Ce texte a d'abord été publié en anglais dans le Toronto Sun dimanche le 23 mai 2017.

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