LES BLOGUES
19/12/2018 13:25 EST | Actualisé 17/05/2019 12:59 EDT

Activités parascolaires au secondaire: on doit faire encore un peu plus

Si on veut accrocher les jeunes à l'école, ils doivent avoir le goût d'y aller et les activités parascolaires jouent un rôle primordial à cet égard.

Sarah Fix via Getty Images
En raison de l'importance de la pénurie d'enseignants et de leur surcharge de travail, il serait plus approprié de confier ces activités à des personnes qui pourront s'y consacrer à temps plein.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, souhaite augmenter l'offre d'activités parascolaires dans les écoles secondaires, afin de contrer les écarts de réussite entre les élèves d'écoles privées avec des programmes à vocation particulière et ceux d'écoles secondaires publiques avec des programmes réguliers.

Une bonne idée qu'il faut saluer. En effet, si on veut accrocher les jeunes à l'école, ils doivent avoir le goût d'y aller et les activités parascolaires jouent un rôle primordial à cet égard.

Aller plus loin qu'un programme

La période de l'adolescence est reconnue comme un passage qui permet au jeune de définir sa personnalité. Si on veut que le jeune puisse se développer et mieux se connaitre, il doit pouvoir vivre plusieurs activités pour ainsi découvrir de nouveaux intérêts. De plus, cela aura des impacts positifs sur sa santé physique et psychologique.

La stratégie d'intervention Agir Autrement, mise sur pied par le ministère de l'Éducation, a déjà fait beaucoup pour soutenir le milieu scolaire afin d'aider les élèves de milieux défavorisés à cheminer vers la réussite scolaire.

Grâce à ce programme, plusieurs élèves ont eu l'occasion de participer à des activités sportives ou de réaliser des activités artistiques dans un cadre de socialisation. Mais ce n'est pas suffisant. Il faut faire plus si on veut augmenter les chances de tous nos jeunes d'atteindre la réussite scolaire.

Des ressources nécessaires

Le gouvernement doit dégager des budgets pour que nos écoles et nos jeunes puissent compter sur le soutien de ressources plus diversifiées et plus nombreuses au niveau du personnel de soutien scolaire, telles que les techniciens en loisirs, les techniciens en éducation spécialisée, les techniciens en travaux pratiques, les techniciens en informatique et bien d'autres.

En raison de l'importance de la pénurie d'enseignants et de leur surcharge de travail, il serait plus approprié de confier ces activités à des personnes qui pourront s'y consacrer à temps plein.

Les techniciens en loisirs peuvent réaliser de grandes choses pour aider les élèves, mais on doit leur en donner les moyens.

Ce n'est certainement pas avec une moyenne, par commission scolaire, de trois techniciens à temps complet et d'un autre avec le sixième d'une tâche qu'on va y arriver. Pourtant, plusieurs étudiants de niveau collégial ne demandent pas mieux que de relever ce beau défi de donner aux jeunes le goût de l'école.

L'éducation c'est aussi NOUS!

On attend du ministre de l'Éducation qu'il considère le personnel de soutien à sa juste valeur et qu'il reconnaisse que nous sommes au cœur de notre système public d'éducation. Nous pouvons en faire beaucoup pour faciliter la réussite des élèves... si seulement on nous en donne les moyens.

À LIRE AUSSI:

» La déportation acadienne s'exécute (Partie 2)

» Pourquoi a-t-on besoin des internationalistes? Le cas de George Bush

» Refuser des soins de santé aux migrants en situation d'irrégularité est une violation du droit international

La section des blogues propose des textes personnels qui reflètent l'opinion de leurs auteurs et pas nécessairement celle du HuffPost Québec.