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22/06/2018 09:49 EDT | Actualisé 22/06/2018 09:50 EDT

L’humour, la technologie et les réseaux sociaux au service de la fierté nationale

Le 24 juin, c'est le jour idéal pour exprimer notre fierté envers notre patrimoine par l'humour, la technologie et les réseaux sociaux.

Getty Images/iStockphoto

Autrefois appelée la Saint-Jean-Baptiste, la fête nationale du Québec demeure un des rassemblements les plus prisés des Québécois. En effet, cette année, lors de ces festivités nationales, tout près de 2,5 millions de Québécois de tout horizon fréquenteront 719 sites de fêtes, participeront à tout près de 6633 activités, dont 345 feux d'artifice, 377 feux de joie, 1183 spectacles et 2037 autres activités. En plus d'attirer de nombreux festivaliers, les activités de notre fête nationale mobilisent plus de 20 000 bénévoles par année. À titre de comparaison, Laurence Alberro, responsable des communications au Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ), confirme que cette fête attire autant de bénévoles qu'une campagne électorale provinciale. Cette fête est, sans contredit, le rendez-vous des Québécois, qui, ensemble, manifestent leur fierté d'être Québécois.

Le MNQ est mandaté par le gouvernement du Québec, depuis 1984, pour coordonner les activités liées à notre fête nationale. Ce mouvement réussit également à mettre en valeur auprès des jeunes, les bâtisseurs, les inventeurs, les cinéastes et les auteurs qui ont marqué notre histoire. Aujourd'hui, le Québec est prêt à prendre le virage technologique et à faire un pas de plus vers la valorisation de notre histoire, de notre patrimoine et de nos symboles.

Le MNQ pourrait contribuer à hausser notre fierté nationale en mettant en valeur les héros de notre histoire, notre patrimoine et nos symboles par des capsules éducatives imprégnées d'humour du style Sam Parle. Évidemment, leurs contenus seraient adaptés à l'auditoire. Ces capsules de 45 secondes à 4 minutes seraient animées par de jeunes humoristes qui expliqueraient certaines réalités historiques oubliées ou inconnues de l'ensemble des Québécois, ou qui ont perdu leur sens au fil des décennies.

En guise d'exemple, il suffit de visionner la vidéo de Sam Parle pour mieux comprendre d'où vient le mot tabernacle, qui sort souvent de la bouche des Québécois. Imaginez Michel Tremblay, Luc Leblanc ou Alex Roy nous raconter de manière humoristique les premiers contacts entre Jacques Cartier et un Amérindien? J'aimerais bien entendre Louis-Josée Houde, Simon Leblanc, Lise Dion ou Jean-Marc Parent nous parler de la venue des huguenots en Nouvelle-France pour fuir la persécution. On se tordrait de rire à entendre ces historiettes.

Effectivement, trop peu de Québécois savent que la Nouvelle-France était une terre de prédilection pour ceux qu'on appelait les huguenots. Ces franco-protestants fuyaient la persécution qu'ils subissaient en France et cherchaient une terre de paix et de liberté. Évidemment, par la suite, les catholiques sont venus s'installer en Nouvelle-France et ont vite dominé les lieux. Ces chrétiens d'allégeance catholique romaine s'étaient donné la mission d'éduquer les colons et de prendre soin de leur santé, mais ils ont limité la prolifération de leurs prédécesseurs, les coreligionnaires de Pierre Chauvin. Peu de Québécois connaissent ce pan de l'histoire de la Nouvelle-France. C'est pourquoi des capsules humoristiques et historiques diffusées sur les réseaux sociaux instruiraient et à la fois, amuseraient les Québécois.

Notre fierté

Ainsi, l'humour, la technologie et les réseaux sociaux pourraient être mis au service de notre éducation et de la mise en valeur de notre fierté nationale, car plus un peuple connaît son histoire, plus il peut comprendre le vécu de ses prédécesseurs et s'identifier à eux.

Le sens

Ces capsules style Sam Parle devraient voir le jour le 24 juin parce qu'elles créeraient un engouement. Elles susciteraient également un intérêt envers notre patrimoine, qui est si important pour donner du sens à notre vécu. Il fournit des points de repère temporels qui façonnent notre identité au travers des âges. On peut faire un parallèle entre notre patrimoine et les vieux albums de famille de nos grands-parents. Lorsque nous y plongeons le regard, nous comprenons davantage ce que nos ancêtres ont vécu.

Le respect

Par ailleurs, le patrimoine inspire le respect. Je me souviens que, dans ma tendre jeunesse, je me suis assis sur une statuette dans un parc à Paris pour prendre un cliché. En moins de 15 secondes, j'ai vu un gendarme m'interpeller avec son sifflet. Il m'a fait comprendre que cette pièce de ciment n'était pas un jouet mais une pièce patrimoniale. Ainsi, le patrimoine inspire le respect parce qu'il met en valeur la vie de ceux qui nous ont précédés; il nous rappelle que nous vivons de leur héritage. Ce respect nous incite également à laisser, nous aussi, un héritage qui nous mettra en valeur chez les générations à venir.

L'unité

De plus, un patrimoine unit un peuple. Qu'on soit venu de la France, d'Haïti, de l'Afrique, de l'Asie ou d'ailleurs, le patrimoine québécois rappelle à tous les nouveaux arrivants notre passé et ce qui nous a façonnés. Il nous unit tous sur le passé et nous rappelle que le présent en est garant et que l'avenir en dépend.

Un rappel pour tous

Le 24 juin est la fête qui unit les Québécois de toutes les origines. Elle ne doit pas être simplement la fête des citoyens géographiques d'un territoire délimité, mais aussi la fête d'une nation qui est fière de son histoire, de ses héros et de son patrimoine. C'est pourquoi, l'humour, la technologie et les réseaux sociaux sont les moyens par excellence de nos jours pour nous aider à se rappeler du passé qui a fait de nous ce que nous sommes, à ne pas oublier ces hommes et ces femmes qui ont payé le prix pour nous acquérir la paix, la liberté et l'instruction. Ces moyens peuvent donc servir à mettre en valeur les défis auxquels ont fait face les héros de la Nouvelle-France, du Bas-Canada et du Québec. Ils nous aideraient à nous rapprocher de nos racines, des valeurs et des symboles qui ont modelé notre nation depuis son origine.

Le 24 juin, ce n'est pas le temps de chercher à accommoder tout le monde, c'est le temps de raccommoder tous les Québécois autour de notre histoire, à l'aide de l'art, de l'humour et de la technologie.

Ainsi, notre devise nationale « Je me souviens » prendra tout son sens et nous portera à s'unir et à développer une fierté nationale. Le 24 juin, créons un événement national qui fera place à l'humour et à notre histoire sur les réseaux sociaux.