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01/08/2014 10:37 EDT | Actualisé 01/10/2014 05:12 EDT

André Gagnon est-il victime d'une cabale de Québec Inclusif?

La manière de faire des militants de Québec Inclusif est douteuse, sans éthique. Elle tente de faire taire les opinions divergentes à la leur par des dessous de table! Ce n'est pas la première fois qu'André Gagnon dérange les « Inclusifs ».

André Gagnon, du magazine Être, a milité en faveur de la Charte de la laïcité, considérant qu'elle aiderait à affirmer l'égalité des individus LGBT contre l'homophobie et la transphobie religieuse.

Récemment, il a décidé d'aider financièrement Louise Mailloux, qui doit se défendre à ses frais devant la justice. Celle-ci, elle-même LGBT, se voit poursuivie par Dalila Awada, qui s'est faite porte-étendard du voile islamique, et qui est défendue par le cabinet d'avocats de Marie-France Goldwater, qui n'a eu cesse de traiter les Québécois et la culture française de « racistes » pour leur attachement à la laïcité. L'erreur selon cette dernière serait d'être francophone. Les Juifs sépharades québécois majoritairement francophones doivent apprécier la délicatesse.

Dans la cause de Dalila Awada, Goldwater fait du pro bono selon l'expression consacrée. Les Inclusifs aiment le répéter pour se draper de la vertu. Le pro bono signifie pour les juristes consacrer volontairement une partie déterminée de leur temps, gratuitement ou pour des honoraires modiques, à faire reconnaître ou protéger les droits de personnes défavorisées. Me Goldwater fait pro bono et gagne en général 500$ de l'heure.

Un jour, un journaliste interrogea le célèbre avocat Jacques Vergès qui défendit Klaus Barbie, le boucher de Lyon, tueur de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Le journaliste lui demanda à peu près en ces termes : « Comment pouvez-vous défendre des causes pro bono et avoir un train de vie aussi élevé? ». Il répondit : « Lorsque je défends un prince ou un homme riche, ils paient très cher. Quand c'est une personne du commun des mortels, elle paie une somme modique ou ne paie pas. »

Louise Mailloux n'a pas trouvé d'avocat pour défendre sa cause pro bono. Comprenez que tous les avocats ne gagnent pas 500$ de l'heure et ne peuvent pas se permettre d'offrir gratuitement leur service. André Gagnon a donc décidé de soutenir financièrement Louise Mailloux en vendant des coupons cadeaux, obtenus par différents commerçants afin de payer leur pub dans le magazine Être, et de verser 50% des profits de la vente au fond de soutien pour sa défense.

Voyant cela, Nellie Brière, aux communications de Québec Inclusif, a lancé à l'aide d'une poignée de militants une « campagne d'informations » auprès des commerçants concernés, ceux dont la vente de coupons servirait à soutenir Mme Mailloux. Par pur souci de justice et d'équité, Nellie Brière a affirmé qu'elle aurait fait la même chose si cette levée de fonds était survenue pour Claude Robinson. Sans blague!

Pour renforcer l'opération de boycottage, Ianik Marcil, de Québec Inclusif, a écrit un article sur André Gagnon intitulé la "Neutralité » de la business. Remarquez que certains Inclusifs parlent de « neutralité » de la business, mais éprouvent des difficultés quant à la neutralité et la laïcité de l'État.

Certes! C'était un faux pas de la part de M. Gagnon de ne pas avoir demandé l'autorisation à l'avance des commerçants. Une erreur purement stratégique, mais de bonne foi et sans réel problème éthique. Car, semble-t-il ces commerces ont payé leur pub dans le magazine Être avec ces coupons. C'est assez fort ensuite d'empêcher M. Gagnon de s'en servir comme il veut!

De plus, les commerces commanditaires ne pouvaient pas ignorer que le magazine Être avait milité en faveur de la Charte de la laïcité tout au long du débat la concernant. Pourquoi vouloir retirer leurs publicités maintenant?

Enfin, nous sommes en droit de nous interroger sur les « Inclusifs » qui se sont fait un devoir de contacter tous les commerces concernés pour les « avertir ». Qui sait ce qu'ils leur ont dit? Se sont-ils présentés comme des militants inclusifs? Non, d'après les témoignages! Alors se sont-ils fait passer pour des clients, disant qu'ils ne feraient plus affaire avec eux s'ils ne se dissociaient pas du magazine Être?

La manière de faire des militants de Québec Inclusif est douteuse, sans éthique. Elle tente de faire taire les opinions divergentes à la leur par des dessous de table! Ce n'est pas la première fois qu'André Gagnon dérange les « Inclusifs ». Il y a à peine un mois Michel Seymour, membre de Québec Inclusif, tenait des propos calomnieux à l'encontre de M. Gagnon.

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