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02/09/2019 17:24 EDT

La zone internationale de Kaboul foudroyée par une attaque à la voiture piégée

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi, a déclaré qu’au moins cinq civils avaient été tués et une cinquantaine d’autres, blessés.

ASSOCIATED PRESS
Les forces de sécurité afghanes arrivent sur le site d'une explosion à Kaboul, en Afghanistan, le lundi 2 septembre 2019. 

Une importante explosion a secoué la capitale afghane, lundi soir, dans une zone abritant plusieurs organisations internationales et maisons d’hôtes, selon les autorités.

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi, a déclaré qu’au moins cinq civils avaient été tués et une cinquantaine d’autres, blessés.

Il a ajouté que le nombre de victimes pourrait augmenter, l’explosion ayant détruit un certain nombre de maisons.

Les talibans ont revendiqué la responsabilité de l’attentat, survenu quelques heures à peine après qu’un émissaire américain a annoncé la conclusion d’un accord de principe avec le groupe insurgé.

M. Rahimi a indiqué que le complexe du «Green Village» avait été touché par l’explosion, qui a envoyé une colonne de fumée dans le ciel nocturne au-dessus de Kaboul et provoqué un incendie dans une station-service avoisinante. Un autre responsable du ministère de l’Intérieur, Bahar Maher, a déclaré en entrevue à la chaîne de télévision locale TOLO que l’explosion avait été provoquée par une voiture piégée.

Le «Green Village» a souvent été la cible de telles attaques. Beaucoup d’étrangers vivent dans l’enceinte, qui est protégée par les forces afghanes et des gardes de sécurité privés.

L’envoyé spécial des États-Unis, Zalmay Khalilzad, se trouvait dans la capitale afghane lundi afin de mettre le gouvernement afghan au fait de ses négociations avec les talibans pour mettre un terme à la plus longue guerre dans laquelle les États-Unis ont été engagés.

Quelques heures auparavant, M. Khalilzad avait fait part de l’intention de retirer d’ici cinq mois une première vague de 5000 militaires américains dans le cadre d’une entente de principe avec les talibans, mais qui reste à être approuvée par le président Donald Trump.

En janvier, un autre attentat à la voiture piégée dans la zone internationale de Kaboul avait fait au moins quatre morts et quatre blessés. Cette explosion s’était également produite alors que l’envoyé américain était dans la capitale pour informer le gouvernement afghan de l’avancée de ses négociations avec les talibans.