POLITIQUE
27/02/2020 23:06 EST

Vincent Guzzo ne se lancera pas dans la course à la direction du Parti conservateur

«Je suis attristé de ne pas pouvoir participer à cette course à la chefferie.»

Mario Beauregard/PC

OTTAWA — Vincent Guzzo renonce à la course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC), déplorant des règles strictes et des échéanciers trop courts pour permettre à des gens de l’extérieur du parti d’être candidats.

L’homme d’affaires québécois a indiqué jeudi qu’il ne serait pas candidat dans une lettre sur les réseaux sociaux, au moment de la fin des mises en candidature.

Il s’est dit touché par les appuis reçus par de nombreux membres du PCC d’un océan à l’autre au cours des dernières semaines. Il a dit croire que le PCC avait besoin d’une «nouvelle perspective».

«Notre parti a besoin d’une nouvelle perspective pour revigorer ses membres et donner de l’espoir aux milliers de Canadiens écartés par les politiques irresponsables du gouvernement libéral actuel et son manque de leadership déconcertant, écrit-il. Nous voyons maintenant ce qui se passe quand quelqu’un qui n’a pas les compétences de gestion, ni le jugement éthique et ni le courage moral, reçoit les rênes du pouvoir.»

«Étant donné l’importance cruciale d’une course à la chefferie, de son impact sur le paysage politique du pays, j’estime qu’avoir précipité un tel processus a également eu un impact négatif sur le désir de certaines personnes au sein de notre de notre parti de ne pas se présenter», ajoute-t-il.

Plus tôt ce mois-ci, M. Guzzo avait soutenu avoir déjà amassé les 1000 signatures requises pour s’inscrire et indiqué qu’il ferait un dépôt personnel de 25 000 $ comme prévu.

Les candidatures de deux Ontariens ont été approuvées, mercredi, pour participer à la course, soit Derek Sloan et Jim Karahalios.

Marilyn Gladu, Leslyn Lewis, Peter MacKay et Erin O’Toole sont déjà en lice.

Les membres du parti doivent choisir leur nouveau chef le 27 juin. Le chef actuel, Andrew Scheer, a annoncé son départ en décembre, deux mois après le scrutin fédéral.