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13/12/2019 11:46 EST | Actualisé 13/12/2019 11:47 EST

Une vidéo d'une dirigeante d'Exo rend furieux des usagers de la ligne Deux-Montagnes

«On peut demander à nos employeurs parfois, peut-être, d’avoir une place pour avoir les enfants au travail [...]. On peut peut-être embaucher quelqu’un qui n’a pas de travail et lui demander de faire des repas à l’avance.»

Le Mouvement/Rally Train Deux-Montagnes réclame la démission de Josée Bérubé, présidente du Conseil d’administration d’Exo - Réseau de transport métropolitain, pour les propos qu’elle a tenus jeudi sur les inconvénients qui guetteront les usagers dès le 6 janvier à cause de la fermeture du tunnel sous le mont Royal qui sera rendue nécessaire par les travaux d’aménagement du Réseau express métropolitain (REM).

Le Mouvement/Rally Train Deux-Montagnes a publié une vidéo de Mme Bérubé faisant ces déclarations (voir ci-dessus).

Le porte-parole de l’organisme, Francis Millaire, soutient que les propos de la présidente du conseil d’administration sont condescendants et démontrent qu’elle est déconnectée de la réalité des usagers. Il s’agit d’une «philosophie à cinq cennes», selon son expression, qui fait preuve de mépris et qui justifie qu’elle démissionne de son poste.

Lors d’une séance d’information sur les travaux du REM, Mme Bérubé a invité les usagers quotidiens de la ligne de train Montréal/Deux-Montagnes à réfléchir sur ce qu’ils peuvent faire eux-mêmes pour affronter les inconvénients qui devraient s’échelonner sur quelques années.

Elle a notamment invité les gens à embaucher des personnes pour leur demander de faire les repas à l’avance; à demander à des étudiants de travailler pour prolonger les heures de garderie; aussi, à suggérer aux employeurs de faire une place aux enfants sur les lieux de travail.

Extraits des propos de Josée Bérubé:

«Je pense qu’on arrive à la conclusion qu’on va devoir tous un peu faire quelque chose.»

«Alors j’ai l’impression qu’on va devoir un peu tous se mettre les mains à la pâte. On peut demander à nos employeurs d’un peu modifier l’horaire de travail. On peut demander à nos employeurs parfois, peut-être, d’avoir une place pour avoir les enfants au travail quand on ne peut pas les mettre en garderie. On peut peut-être embaucher quelqu’un qui n’a pas de travail et lui demander de faire des repas à l’avance. J’ai des mères monoparentales qui ont accès à des services de ce genre-là. On peut penser à des étudiants, étudiantes, qui pourraient prolonger les heures de garderie si faire se peut.»

«Je pense qu’on va devoir tous penser ou essayer de réfléchir, la période de Noël en est peut-être une, où on se remet en question, parfois on revoit nos habitudes dans le changement d’année, on fait des résolutions qu’on peut tenir un an, mais qu’on tient souvent juste une journée. Mais peut-être que la réflexion cette année pourrait porter sur le fait de dire qu’est-ce qu’on peut faire soi-même, sa famille, son couple, son entreprise.»

En septembre dernier, le gouvernement du Québec, l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) et le promoteur du REM, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ Infra), ont présenté une multitude de mesures d’atténuation pour pallier les travaux du REM. Elles ont eu l’heur de déplaire à de nombreux usagers.

Il y a en moyenne 30 0 00 déplacements quotidiens sur la ligne de train Montréal/Deux-Montagnes.