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21/01/2021 13:38 EST | Actualisé 21/01/2021 14:09 EST

Le plan de ventilation des écoles est trop lent, juge la Fédération autonome de l’enseignement

Les enseignants sont inquiets pour leurs élèves et pour eux-mêmes, rapporte la FAE.

MONTRÉAL — Le plan de ventilation des écoles est trop lent au goût de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). Elle veut que le gouvernement accélère — tout de suite — la cadence des tests pour s’assurer de la qualité de l’air dans les salles de classe — et éviter la contamination de tous par la COVID-19.

Les enfants sont actuellement sur les bancs d’école, dans des classes potentiellement mal ventilées, propices à la propagation du virus, dit-elle.

Et les enseignants sont inquiets pour leurs élèves et pour eux-mêmes, rapporte le syndicat.

Lorsque le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a dévoilé le rapport d’experts tant attendu sur la qualité de l’air dans les écoles, le 8 janvier dernier, seule une fraction des salles de classe avaient été testées, dans 10 % des écoles québécoises.

Et les autres? «Ça va prendre un certain temps», disait ce jour-là le ministre Roberge.

Les élèves et leurs professeurs sont donc rentrés dans bon nombre de classes non testées, souligne le syndicat, qui soutient avoir appris par les centres de services scolaires que la série de tests sera terminée vers la mi-mars.

C’est trop lent, dit la FAE.

Si les tests sont complétés en mars, quand les correctifs seront-ils apportés?, demande le président du syndicat, Sylvain Mallette. En avril? En mai? 

C’est trop tard: «le virus, lui, n’attend pas».

Il demande aussi au gouvernement de resserrer son plan qui vise à régler les problèmes de ventilation et d’aération quand ils sont décelés. 

Québec recommande que les concentrations de CO2 ne dépassent pas 1000 ppm (parties par millions). Il a aussi fixé des seuils de priorités. Si la concentration de CO2 est supérieure à 2000 ppm, «des mesures correctives immédiates doivent être mises en place». Si la concentration de CO2 est entre 1500 et 2000 ppm, les mesures doivent être mises en place «rapidement» et enfin, entre 1000 et 1500 ppm, on mentionne «dans les meilleurs délais».

Ce n’est pas assez pour M. Malette. Dès que le seuil de 1000 ppm est dépassé, des actions doivent être prises immédiatement, demande-t-il.

Et s’il n’y a pas assez de ressources pour réaliser ces tests rapidement, «il faut donner les moyens de le faire».

Et cela va aider le gouvernement à réaliser son objectif: garder les écoles ouvertes, un objectif qui est aussi celui de la FAE et de ses membres, rappelle M. Malette.