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17/08/2020 14:09 EDT

Les ventes d'habitations bondissent en juillet

Plusieurs facteurs expliquent cette situation, dont la crise sanitaire.

Graham Hughes/La Presse canadienne
Le prix moyen national réel des maisons vendues en juillet a atteint un niveau record de 571 500 $. (photo d'archives)

OTTAWA — Les ventes d’habitations en juillet ont atteint un niveau n’ayant jamais été observé en quatre décennies années, alors que le nombre de transactions a bondi de 30 % par rapport à la même période l’an dernier.

Les 62 355 ventes enregistrées en juillet constituent le niveau le plus élevé jamais enregistré, a indiqué lundi l’Association canadienne de l’immeuble (ACI), en soulignant que les données disponibles permettaient de reculer jusqu’à plus de 40 ans.

Les ventes d’habitations en juillet ont bondi de 30,5 % par rapport à la même période il y a un an. Après avoir plongé plus tôt cette année en raison de la pandémie de COVID-19, les ventes ont poursuivi leur rebond puisque la hausse a été de 7,6 % de juin à juillet.

Selon l’économiste principal de l’ACI Shaun Cathcart, la performance observée en juillet est attribuable à plusieurs «facteurs». Celui-ci a cité la crise sanitaire ainsi que d’autres particularités du marché qui prévalaient avant la pandémie.

«En grande partie, ce qu’on voit en ce moment, c’est la reprise des activités qu’on aurait normalement vue plus tôt cette année, a-t-il souligné, dans un communiqué. Rappelons-nous qu’avant le confinement, nous nous préparions pour le marché printanier le plus serré depuis près de 20 ans.»

M. Cathcart a ajouté que «certaines inscriptions» étaient «directement liées» au nouveau coronavirus, en rappelant que la crise sanitaire avait également retardé la vente de «nombreuses autres propriétés».

Le prix moyen national réel des maisons vendues en juillet a atteint un niveau record de 571 500 $, en hausse de 14,3 % par rapport au même mois l’année dernière, a souligné l’ACI.

L’augmentation des prix a été généralisées d’un mois à l’autre en juillet dans les 20 marchés suivis par l’Agence. Les hausses les plus marquées ont été observées à Montréal, la région de Toronto, Guelph et Ottawa. Les prix ont augmenté plus modestement en Colombie-Britannique et en Alberta, selon l’ACI.

La demande a été supérieure à l’offre en juillet, période au cours de laquelle il y a eu davantage de transactions que de nouvelles inscriptions de propriétés à vendre. M. Cathcart a souligné qu’en dépit de la flambée des nouvelles inscriptions, à «certains endroits», le nombre de propriétés à vendre «n’a jamais été aussi bas en 16 ans».

Dans une note envoyée à ses clients, l’économiste principal à la Banque TD Brian DePratto, a écrit qu’il était difficile d’expliquer comment le marché immobilier pouvait être aussi vigoureux alors que le taux de chômage demeure supérieur à 10 %.

«La pandémie a eu des effets disproportionnés sur les Canadiens à faible revenu, qui sont moins susceptibles d’être propriétaires ou de le devenir propriétaires, a-t-il souligné. Les coûts d’emprunt ont diminué.»

M. DePratto a estimé que l’ampleur du rebond observé dans le marché immobilier était «définitivement surprenante, en ajoutant qu’il y avait encore de nombreux éléments à surveiller afin de mesurer la vigueur de la reprise économique après la crise sanitaire.

«Un certain nombre de programmes de soutien, y compris (le report de paiements) hypothécaire, permettent d’atténuer certains impacts de la pandémie, a écrit l’économiste principal de la Banque TD. Alors que l’automne approche, ces programmes viendront à échéances ou leurs modalités risquent de changer. Cela pourrait se traduire par des ventes de face pour le marché immobilier, particulièrement en ce qui a trait aux prix.»

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