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Vaccin contre la COVID-19: tous les yeux rivés sur Trudeau

«Tous les premiers ministres des provinces attendent impatiemment les informations du côté du gouvernement fédéral», a affirmé François Legault.
Le premier ministre Justin Trudeau fait face à de nombreuses critiques depuis qu'il a admis que le Canada pourrait recevoir le vaccin contre la COVID-19 après les pays qui les produisent sur leur territoire.
Le premier ministre Justin Trudeau fait face à de nombreuses critiques depuis qu'il a admis que le Canada pourrait recevoir le vaccin contre la COVID-19 après les pays qui les produisent sur leur territoire.

Le premier ministre Justin Trudeau sera attendu de pied ferme jeudi soir par ses homologues provinciaux, avec qui il doit tenir un appel-conférence au sujet de la campagne de vaccination imminente contre la COVID-19.

En conférence de presse jeudi, François Legault a affirmé que le ministère de la Santé avait déjà déterminé l’ordre de priorité pour la distribution du vaccin et comptait être prêt à vacciner «dès le début janvier». Québec a mandaté le haut fonctionnaire Jérôme Gagnon pour gérer l’aspect logistique de la campagne de vaccination en collaboration avec le Dr Richard Massé, conseiller médical stratégique à la direction de santé publique, les CISSS et les CIUSSS.

«La seule chose qu’on attend, c’est que le fédéral nous dise quand on va commencer à recevoir les doses et combien on va en recevoir par semaine», a lancé M. Legault, ajoutant que «tous les premiers ministres des provinces attendent impatiemment les informations du côté du gouvernement fédéral».

À peu près au même moment, le premier ministre ontarien Doug Ford a d’ailleurs semblé s’impatienter devant le manque d’informations fournies par Ottawa aux provinces jusqu’à présent.

«Nous avons beaucoup de questions à poser [à Justin Trudeau, lors de l’appel de jeudi soir]. Quand recevrons-nous le vaccin? Lequel recevrons-nous? Et combien en recevrons-nous?» a-t-il énuméré. «Ce sont trois questions simples auxquelles nous avons besoin de réponses.»

Les Canadiens loin derrière?

Doug Ford s’est aussi montré inquiet à l’idée que les Canadiens doivent patienter plus longtemps que leurs voisins américains avant de recevoir les premières doses de vaccins, comme l’évoquait mardi Justin Trudeau.

«On ne peut pas regarder nos voisins des États-Unis qui reçoivent des vaccins pendant que le Canada patiente pendant deux ou trois mois, alors que leur économie redémarre et que nous sommes assis à nous tourner les pouces en se demandant quand nous l’aurons», a lancé M. Ford

Le premier ministre de l'Ontario Doug Ford a qualifié la campagne de vaccination contre la COVID-19 à venir de «casse-tête logistique».
Le premier ministre de l'Ontario Doug Ford a qualifié la campagne de vaccination contre la COVID-19 à venir de «casse-tête logistique».

De leur côté, les autorités fédérales de santé publique estiment que trois millions de Canadiens seront vaccinés entre janvier et mars, si tout va comme prévu pour deux des sept vaccins réservés par Ottawa.

L’administrateur en chef adjoint de l’Agence de la santé publique du Canada, Howard Njoo, a lancé ce chiffre jeudi après-midi, lors d’une séance d’information technique sur l’éventuelle campagne de vaccination contre la COVID-19.

Arianne Reza, qui parlait au nom du ministère des Services publics et de l’Approvisionnement à la séance de jeudi, n’a pas voulu donné plus de détails sur le calendrier de livraison.

«Afin de protéger notre position de négociation et les renseignements commerciaux (...) dans les contrats, on ne peut pas décrire en grands détails. Toutefois, sachez que nous négocions activement, chaque jour, les calendriers de livraison avec les fournisseurs (...), avec l’intention d’obtenir des doses le plus rapidement possible», a déclaré Mme Reza.

Les provinces espèrent toutefois obtenir davantage de détails de la part d’Ottawa. «Nous avons besoin de réponses du gouvernement fédéral», a martelé Doug Ford. «Espérons que ce soir ils auront ces réponses et un plan décisif quant au moment où les vaccins seront distribués.»

Les critiques fusent

Justin Trudeau essuie depuis quelques jours les tirs groupés de tous les partis d’opposition à Ottawa, en plus des reproches de plusieurs provinces.

Mardi, il a affirmé que le Canada pourrait ne pas être parmi les premiers à acquérir le vaccin en raison des manquements au niveau des capacités de production du pays.

Une réponse qui a grandement fâché le chef du Nouveau Parti démocrate, Jagmeet Singh.

«Ça me met en colère, s’est-il insurgé mercredi. Nous sommes la dixième économie mondiale, et nous ne pouvons produire des vaccins? Il y a quelque chose de vraiment problématique», a-t-il ajouté, soulignant que le problème était connu «depuis des mois».

Plusieurs élus de l’opposition, et notamment le conservateur Erin O’Toole, avaient critiqué Justin Trudeau à la Chambre des communes pour n’avoir pas réussi à placer le Canada parmi les premiers pays qui seront approvisionnés en doses de vaccin contre la COVID-19. Le premier ministre met les Canadiens en danger, selon le bloquiste Yves-François Blanchet.

Contrairement au Canada qui a des projections pour début 2021, plusieurs pays envisagent de lancer leur programme de vaccination avant la fin du mois de décembre.

Avec La Presse canadienne

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