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21/10/2019 14:04 EDT | Actualisé 21/10/2019 15:13 EDT

Une murale en hommage à Greta Thunberg est vandalisée à Edmonton

Le portrait de la jeune fille de 16 ans, sur fond bleu vif, avait été peint sur un «mur libre» non loin d’une station de train léger sur rail, près du stade du Commonwealth.

EDMONTON — Une murale récemment apparue à Edmonton qui rendait hommage à la militante suédoise Greta Thunberg a été dégradée par des graffitis.

Le portrait de la jeune fille de 16 ans, sur fond bleu vif, avait été peint sur un «mur libre» non loin d’une station de train léger sur rail, près du stade du Commonwealth. L’oeuvre avait attiré l’attention du public la semaine dernière lorsqu’une vidéo de son auteur présumé a été partagée sur Twitter.

Avant qu’elle ne soit dégradée, la murale portait l’inscription «Merci, Greta» et «Merci, Beaver Hills Warriors» — le groupe environnementaliste local qui a participé à l’organisation d’une grande manifestation avec Greta Thunberg à Edmonton vendredi dernier.

Les yeux de l’adolescente ont depuis été noircis et des insultes ont été écrites à la bombe aérosol, en français. On lui demande aussi, en anglais, de quitter le Canada.

Greta Thunberg a accompagné les milliers de personnes qui ont défilé dans le centre-ville d’Edmonton jusqu’à l’Assemblée législative, vendredi. Les manifestants écologistes étaient beaucoup plus nombreux que les partisans de l’industrie du pétrole et du gaz, qui tenaient une contre-manifestation. Dans son discours, la jeune militante suédoise s’est toutefois abstenue de critiquer directement l’industrie des sables bitumineux de l’Alberta.

La jeune militante est arrivée à Fort McMurray vendredi soir et elle a rencontré le chef de la Première Nation d’Athabasca Chipewyan. Allan Adam lui a demandé de convaincre les Européens de faire pression sur les investisseurs du secteur des sables bitumineux pour des technologies plus vertes afin d’extraire cette ressource albertaine.

Greta Thunberg a passé une partie de la fin de semaine près de Fort McMurray à accorder des entrevues qui, selon une Première Nation de la région, feront partie d’un prochain documentaire de la BBC. Des membres de la Première Nation crie Mikisew lui ont remis une couverture.