NOUVELLES
26/08/2020 10:29 EDT | Actualisé 26/08/2020 13:52 EDT

Uber veut se lancer partout au Québec

On ignore toutefois quel est son échéancier.

Uber annonce mercredi son intention d’étendre ses services à l’ensemble du Québec cet automne.

Elle n’a toutefois pas donné de date précise pour l’élargissement de son offre de service sur l’ensemble du territoire québécois.

À l’heure actuelle, l’entreprise limite ses activités aux régions de Montréal, Québec et Gatineau.

Jonathan Hamel, gestionnaire des affaires publiques pour le Québec chez Uber, affirme qu’il a “tâté le pouls du Québec” au cours des derniers mois et qu’il a constaté que la demande justifiait amplement d’étendre l’offre de service.

Uber s’était implanté au Québec, puis ses activités avaient été concrétisées par un projet pilote, qui avait par la suite été renouvelé.

Puis la “Loi concernant le transport rémunéré de personnes par automobile”, adoptée en 2019, avait réformé l’industrie du taxi, en révisant plusieurs règles sur ce transport de personnes contre rémunération.

Les chauffeurs de taxi avaient tenu plusieurs manifestations et protesté sur toutes les tribunes, criant à l’injustice et à la concurrence déloyale, puisqu’eux étaient soumis à plusieurs règles et obligations auxquelles les autres n’étaient pas soumis. De plus, avec l’arrivée de tels concurrents, leur permis de taxi, payé parfois à fort prix, avait perdu de la valeur. Ils ont dû être indemnisés par le gouvernement du Québec et tous ne sont pas satisfaits du montant reçu.

En mode «collaboration»

M. Hamel assure qu’Uber est en mode “collaboration” avec les autres partenaires de l’industrie du transport rémunéré de personnes. Uber souhaite même permettre aux chauffeurs de taxi réguliers d’utiliser son application pour obtenir davantage de courses. “Pour certains, ça pourrait élargir leur bassin potentiel de clients”, a-t-il avancé.

Reste à savoir si les compagnies de taxi vont permettre à leurs chauffeurs d’agir ainsi et, si oui, comment elles les surveilleront. “On va voir”, a répondu M. Hamel, en répétant qu’Uber “est en mode collaboration” avec l’industrie.

On est prêt à rencontrer tous ceux qui veulent nous rencontrer.Jonathan Hamel, gestionnaire des affaires publiques pour le Québec chez Uber

À ceux qui auraient des craintes à l’idée de recourir aux services d’Uber, M. Hamel affirme que les chauffeurs d’Uber sont tenus de suivre une formation, de faire inspecter leur véhicule, de faire vérifier s’ils ont des antécédents judiciaires et de porter un couvre-visage, à cause de la pandémie de coronavirus.

Il décrit Uber comme un acteur de “l’économie locale”, alors qu’on a beaucoup parlé de l’importance de soutenir cette économie, depuis la pandémie de coronavirus. “Uber, ça stimule l’économie locale. À Victoriaville, ce ne seront pas des chauffeurs de Montréal qui vont venir faire le transport, ce seront des chauffeurs de Victoriaville.”