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04/10/2020 09:57 EDT

Après l'hospitalisation de Trump, Twitter met en garde les internautes trop enthousiastes

Vu le contexte, Twitter a jugé bon de rappeler que les tweets qui se réjouissent ou espèrent la mort de quelqu'un seront supprimés.

SOPA Images via Getty Images

Testé positif au coronavirus, le président américain Donald Trump a été admis à l’hôpital vendredi 2 octobre dans “un souci d’extrême prudence”. Une nouvelle que certains ont reçu avec un peu trop d’enthousiasme sur les réseaux sociaux. 

Bien que les États-Unis soit le pays le plus endeuillé au monde, Donald Trump a souvent minimisé en public la pandémie, au grand dam de ses opposants. Dès lors, l’annonce de sa contamination a été reçue avec une certaine ironie, de très nombreux internautes rappelant les sorties controversées du dirigeant américain, qui avait d’abord qualifié le virus de “fausse information” avant de le comparer à une simple grippe.

Toutefois, les auteurs des messages les plus provocateurs pourraient bien s’en mordre les doigts. Quelques heures après l’annonce de l’hospitalisation de Donald Trump, Twitter a en effet publié une mise en garde qui, sans citer le dirigeant, ne peut qu’être liée à la situation américaine. 

“Les tweets qui souhaitent ou espèrent la mort, des blessures graves ou une maladie mortelle de qui que ce soit ne sont pas autorisés et seront supprimés”, a indiqué le réseau à l’oiseau.

Comme le souligne Vice, cette consigne n’a pas été édictée juste pour Donald Trump. Elle date en réalité du mois d’avril, lorsque les plateformes ont renforcé leurs réglementations sur les contenus haineux ou les fausses informations. 

En réponse à un journaliste qui affirmait que “Twitter suspendrait les comptes de ceux qui espèrent la mort de Trump”, la plateforme a d’ailleurs précisé que cette règle serait appliquée pour des propos offensants à l’encontre de n’importe qui et que les tweets seraient supprimés, sans suspension du compte.

Mais cette réponse n’a pas vraiment convaincu les internautes: “Il aurait mieux fallu mettre “n’importe qui” entre guillemets, parce que cette règle n’est clairement pas appliquée pour tous. J’entends constamment parler de l’indifférence de Twitter face aux menaces de mort contre les femmes, les personnes LGBTQ + et BIPOC”, a répliqué un internaute. 

Ce texte a été publié originalement sur le HuffPost France.