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24/09/2019 15:08 EDT | Actualisé 25/09/2019 07:35 EDT

Les démocrates vont aller de l'avant avec une procédure de destitution contre Trump

Nancy Pelosi en a fait l'annonce à 17h.

La présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, a confirmé mardi le déclenchement d’une enquête en vue d’entreprendre une procédure de destitution contre le président américain Donald Trump.

L’enquête doit mettre à contribution tous les comités de la chambre et vise à déterminer si le président a commis un abus de pouvoir et s’il a cherché à obtenir l’aide d’un gouvernement étranger pour favoriser sa réélection. Ce qui représenterait “une trahison de son serment d’office”, a soutenu Mme Pelosi. “Personne n’est au-dessus de la loi.”

Mme Pelosi en a fait l’annonce officielle vers 17 h, mardi, mais l’information avait déjà commencé à circuler en fin d’après-midi après qu’elle eut abordé la question lors d’une réunion à huis clos.

Selon des sources bien informées de la discussion, mais non autorisées à s’adresser aux médias, la présidente de la Chambre des représentants aurait déclaré, pour justifier sa décision, qu’on avait atteint “un moment de vérité”, après avoir résisté pendant des mois à entreprendre une telle démarche.

Il s’agit d’une nouvelle mise à l’épreuve de la mécanique constitutionnelle américaine et de son système d’équilibre des pouvoirs.

Cette enquête s’inscrit en réaction à une plainte déposée par un lanceur d’alerte au sujet d’une conversation téléphonique entre M. Trump et le président de l’Ukraine.

Un peu plus tôt dans la journée, Donald Trump a déclaré qu’il autoriserait une transcription “non censurée” de l’appel en question avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelenskiy, durant lequel ils ont notamment discuté du candidat à l’investiture démocrate Joe Biden.

Certaines sources affirment que M. Trump aurait fait pression sur le président ukrainien pour lui demander d’enquêter sur l’ancien vice-président Biden.

On rapportait lundi que M. Trump avait ordonné le gel d’une aide de quelque 400 millions $ US à l’Ukraine quelques jours avant cet appel.

La mention de M. Biden dans la conversation entre les deux leaders en pousse certains à se demander si M. Trump n’a pas utilisé la présidence de manière inappropriée pour faire pression sur un autre pays, afin de nuire à un important rival démocrate.

Des dizaines d’élus démocrates, dont des candidats à la présidence, se sont déjà prononcés en faveur d’une enquête en vue d’entreprendre un processus de destitution du président.

En réaction à cette annonce, le président Donald Trump, qui carbure à la confrontation, a défié les démocrates d’aller de l’avant, se disant totalement convaincu que la démarche aurait pour résultat de galvaniser ses partisans.

Il a déclaré qu’il s’agissait d’une “chasse aux sorcières” et a prédit que tout cela se terminerait de manière favorable pour lui. En lettres majuscules sur son compte Twitter, il a écrit: “harcèlement présidentiel”.

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