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21/11/2019 08:07 EST

Trump ne pouvait vraiment pas se tromper en lisant ses notes

«JE NE VEUX RIEN»... les éléments de langage du président américain étaient on ne peut plus clairs.

Erin Scott / Reuters
Trump ne pouvait vraiment pas se tromper en lisant ses notes (photographiée le 20 novembre dans les jardins de la Maison-Blanche) sur l'affaire ukrainienne.

“C’est le dernier mot du président des États-Unis.” Donald Trump est apparu devant la presse dans les jardins de la Maison-Blanche ce mercredi 20 novembre avant de s’envoler pour le Texas. L’occasion pour lui de revenir sur la procédure de destitution à son encontre et les auditions publiques qui battent leur plein au Congrès américain. 

Pour calmer une situation potentiellement explosive, et alors qu’un ambassadeur des États-Unis livrait au même moment un nouveau témoignage le mettant en cause, Donald Trump avait préparé des notes. Des grosses notes. 

Comme vous pouvez le voir ci-dessous, le président américain avait effectivement entre les mains un carnet estampillé “Air Force One”, ouvert sur une page contenant des éléments de langage destinés aux médias. Des notes écrites en très épaisses majuscules au feutre noir, démontrant selon lui qu’il n’avait jamais rien demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky concernant son rival politique Joe Biden.

“Il a juste dit: que voulez-vous? (...) Et voici ma réponse, qu’il a citée. Vous êtes prêts? Les caméras tournent? ‘Je ne veux rien’. C’est ce que j’ai dit. Je l’ai dit deux fois”, a déclaré le président aux journalistes pour leur résumer sa conversation avec le président ukrainien.

Sur les notes du président américain, on peut lire: “Je ne veux rien. Je ne veux rien. Je ne veux pas de donnant-donnant. Dites au président Zellinsky (Zelensky, ndlr) de faire ce qui est bien. C’est le dernier mot de la part du président des Etats-Unis”.

Quelques secondes avant cette scène atypique, Donald Trump s’était efforcé de prendre ses distances avec l’ambassadeur américain Gordon Sondland qui a témoigné devant le Congrès dans la procédure de destitution le visant. “Je ne le connais pas très bien. Je ne lui ai pas beaucoup parlé”, avait-il déclaré.

“Ce n’est pas un homme que je connais bien”, a-t-il insisté. “Il a au départ soutenu d’autres candidats, pas moi (lors de la primaire républicaine de 2016, NDLR)”, a-t-il ajouté.

Dans un tweet daté du 8 octobre, le président américain se montrait moins distant avec Sondland, qu’il a lui-même nommé au poste d’ambassadeur auprès de l’Union européenne. “J’adorerais que l’ambassadeur Sondland -vraiment un homme bien et un grand Américain - témoigne” dans l’enquête en destitution, écrivait-il notamment. 

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.