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26/06/2019 11:23 EDT

Une guerre contre l'Iran «ne durerait pas très longtemps», lance Trump

Donald Trump accuse également Twitter de le censurer.

SIPA USA/PA Images
Donald Trump a engagé son pays dans une campagne de “pression maximale” sur l’Iran.

Les Etats-Unis seraient en position de force en cas de guerre contre l’Iran et un éventuel conflit, qui n’impliquerait pas de troupes au sol, “ne durerait pas très longtemps”, a déclaré mercredi Donald Trump sur la chaîne Fox Business.

Le président américain a affirmé qu’il espérait qu’il n’y aurait pas de guerre.

“Mais nous sommes dans une position très forte si quelque chose devait arriver. Nous sommes dans une position très forte, et ça ne durerait pas très longtemps, je peux vous le dire”, a-t-il assuré.

″Ça ne durerait pas très longtemps et je ne parle pas de troupes au sol”, a-t-il ajouté.

Téhéran semblait jouer l’apaisement mercredi sur fond de tensions exacerbées dans le Golfe, après une première réaction très ferme à l’annonce de sanctions américaines à caractère éminemment politique.

Donald Trump, qui accuse Téhéran de chercher à obtenir l’arme atomique et d’être responsable de tous les maux du Moyen-Orient, a engagé son pays dans une campagne de “pression maximale” sur l’Iran.

Après avoir retiré les Etats-Unis de l’accord de Vienne conclu en 2015 avec six grandes puissances, il a rétabli des sanctions contre Téhéran et, dans la dernière série annoncée lundi, a notamment visé directement le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.

Le président iranien Hassan Rohani a assuré mercredi par téléphone à son homologue français Emmanuel Macron que son pays ne cherchait “la guerre avec aucun pays”, pas même les Etats-Unis, selon l’agence officielle Irna.

Il a aussi prévenu M. Macron que Téhéran pourrait s’affranchir encore davantage des engagements qu’il a pris à Vienne.

L’Iran avait accusé mardi les Etats-Unis d’avoir “fermé de façon permanente la voie de la diplomatie”.

Donald Trump accuse Twitter de le censurer

Le président américain a également accusé mercredi son réseau social préféré, Twitter, de le censurer pour favoriser la gauche. 

“Ils empêchent les gens de me suivre sur Twitter, et j’ai donc beaucoup plus de mal à faire passer mon message”, a-t-il dénoncé sur la chaîne Fox Business. 

“Ces gens sont tous des démocrates, ils sont complètement partiaux envers les démocrates”, a ajouté le milliardaire, qui dénonce fréquemment une “collusion” des géants technologiques avec la gauche.

“Si j’annonçais demain que je devenais un gentil démocrate, je gagnerais cinq fois plus d’abonnés”, a-t-il poursuivi. “Ce que fait Twitter est terrible. Beaucoup de gens sont venus me dire qu’ils ne pouvaient pas me suivre sur Twitter”.

L’homme aux 61 millions d’abonnés Twitter avait déjà accusé par le passé les réseaux sociaux de museler les voix conservatrices. 

Il a aussi affirmé que Google truquait les résultats de son moteur de recherche au profit selon lui des médias de gauche.