POLITIQUE
01/06/2020 09:49 EDT | Actualisé 01/06/2020 16:46 EDT

Trudeau rejette l'idée de Trump de réadmettre la Russie au sein du G7

Il plaide que rien n'a changé depuis que le G8 a expulsé la Russie en 2014.

ASSOCIATED PRESS
Le dernier sommet du G7 a eu lieu en France en août 2019.

Le premier ministre Justin Trudeau rejette la dernière proposition de Donald Trump de réadmettre la Russie au sein du G7.

Le président américain devait accueillir le sommet du G7 plus tard ce mois-ci, mais l’a reporté samedi à l’automne prochain, en raison des violentes manifestations qui secouent les États-Unis depuis la semaine dernière. M. Trump a profité de ce report pour évoquer à nouveau la possibilité d’inviter la Russie, l’Inde, la Corée du Sud et l’Australie à se joindre au G7, un groupe de pays qu’il qualifie de “très obsolète”.

Interrogé sur cette éventualité lundi, M. Trudeau a plaidé que rien n’avait changé depuis que le G8 avait expulsé la Russie en 2014, à cause de l’annexion par Moscou de la Crimée.

La Russie a été exclue du G7 à cause de leur invasion de l’Ukraine et (...) la Russie continue de (...) faire fi complètement des normes et des lois internationales et donc (ce ne serait) pas acceptable de l’accepter au G7.Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Ce n’est pas la première fois que le président Trump envisage de ramener la Russie au sein du G7: il avait évoqué la chose il y a deux ans à la veille du sommet dans Charlevoix.

Ce sommet s’était terminé dans le tumulte, alors que le président Trump avait lancé des insultes à son hôte sur Twitter après son départ de La Malbaie. À l’époque, le Canada et les États-Unis étaient embourbés dans une laborieuse renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain. Lors de la conférence de presse de clôture du sommet, et alors que le président américain était déjà parti, M. Trudeau avait réitéré son opposition aux tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium imposés par M. Trump.

Jusqu’à la semaine dernière, M. Trump et les responsables à la Maison-Blanche envisageaient de tenir le sommet du G7 “en personne”, dans la région de Washington, fin juin, plutôt que de façon virtuelle. M. Trudeau estimait d’ailleurs mercredi dernier que ces réunions “en personne” étaient plus efficaces, mais il voulait d’abord s’assurer que les États-Unis avaient des plans pour faire face aux risques pour la santé posés par la COVID-19.

“C’est important d’avoir des occasions pour se rassembler en tant que pays, en tant que leaders, pour parler de la crise de santé et de la crise économique, de travailler ensemble pour le faire et on va continuer de travailler avec les Américains sur les détails de leur rencontre du G7”, a-t-il soutenu lundi.

La chancelière allemande, Angela Markel, a prévenu samedi qu’elle serait absente à moins que la situation entourant l’éclosion de la COVID-19 ne change de façon radicale.

Le G7 comprend le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, la Grande-Bretagne et les États-Unis; la présidence est assurée par l’un des pays membres en alternance chaque année. L’Union européenne est aussi membre du G7.

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