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02/12/2020 13:57 EST | Actualisé 02/12/2020 13:59 EST

Donald Trump envisagerait des pardons pour trois de ses enfants et Rudy Giuliani

Les pardons pourraient profiter à ses enfants Donald Trump Jr., Eric Trump et Ivanka Trump, ainsi qu'à son gendre Jared Kushner.

ASSOCIATED PRESS
Les enfants plus âgés de Trump se sont heurtés à plusieurs reprises aux enquêteurs fédéraux au cours du mandat de leur père à la Maison-Blanche.

Le président Donald Trump a discuté d’accorder la grâce présidentielle à trois de ses enfants et à son avocat personnel Rudy Giuliani avant qu’il ne quitte ses fonctions et avant que l’un d’eux ne soit accusé de crimes potentiels, selon plusieurs médias américains.

ABC News et le New York Times ont tous deux rapporté que Trump avait discuté des pardons préventifs avec des conseillers, exprimant la crainte que son successeur, le président élu Joe Biden, ne les cible injustement lors de sa prise de fonction en janvier. Les pardons pourraient profiter à Donald Trump Jr., Eric Trump et Ivanka Trump, ainsi qu’au mari d’Ivanka, Jared Kushner. Ivanka Trump et Kushner ont également été conseillers de la Maison-Blanche dans l’administration Trump.

Trump a commencé à accorder la grâce présidentielle à d’anciens collaborateurs et partisans de longue date. Le mois dernier, il a gracié l’ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, qui a plaidé coupable à deux reprises d’avoir menti au FBI au sujet de ses contacts avec un responsable russe pendant la transition avant l’entrée en fonction de Trump en 2017.

Aucune des cinq personnes mentionnées ci-haut n’a été accusée d’un crime, et on ne sait pas de quelle irrégularité un pardon chercherait à les protéger. Les pardons présidentiels fournissent des protections contre les crimes fédéraux, mais ils ne protègent pas contre les crimes locaux ou au niveau des États. Les pardons sont traditionnellement demandés via des requêtes adressées à un procureur fédéral de pardon au moins cinq ans après une condamnation ou une libération de prison.

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Jared Kushner et Ivanka Trump

Les enfants plus âgés de Trump se sont heurtés à plusieurs reprises aux enquêteurs fédéraux au cours du mandat de leur père à la Maison-Blanche. Donald Trump Jr. a fait l’objet d’un examen minutieux de ses contacts avec des responsables russes pendant la campagne de 2016 dans le cadre de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller, bien qu’il n’ait pas été inculpé. Kushner a également attiré l’attention lorsqu’il a omis de mentionner des contacts étrangers dans sa demande d’habilitation de sécurité à la Maison-Blanche. Des responsables du renseignement ont exprimé des inquiétudes quant à l’octroi de l’accès à Kushner, mais Trump est intervenu pour accorder unilatéralement l’autorisation «top secret».

Giuliani, l’un des substituts les plus virulents de Trump et une figure clé derrière la tentative discréditée de saper les résultats de l’élection de 2020, aurait demandé directement à la Maison-Blanche une grâce avant toute accusation criminelle (Giuliani a tweeté que cette affirmation, publiée par le Times, était une «#fakenews»).

Certains des alliés de Trump ont poussé le président à accorder les pardons avant qu’il ne quitte ses fonctions. L’animateur de Fox News Sean Hannity a déclaré lundi que Trump «devait pardonner à toute sa famille et à lui-même» à sa sortie.

«Je suppose que le pouvoir du pardon est absolu et qu’il devrait pouvoir pardonner à qui il veut», a déclaré le commentateur conservateur au cours de son émission de radio.

Ajoutant à la tourmente entourant les derniers jours du président, des documents judiciaires ont révélé mardi que le département de la Justice avait passé des mois à enquêter sur un système de «corruption contre grâce». Les documents ne mentionnaient aucun individu en particulier ni ne précisaient les dates des actions alléguées, mais ils semblaient indiquer une enquête active qui pourrait bientôt déboucher sur des accusations.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit de l’anglais.