POLITIQUE
21/09/2019 10:01 EDT

Trudeau n'est pas à l'abri des gaffes: en voici un palmarès

La récente controverse impliquant le chef libéral n’est qu’une fissure de plus dans l'image soigneusement étudiée de celui qui aime passer pour le porte-drapeau de l’inclusion et de la tolérance.

Sean Kilpatrick/The Canadian Press via ASSOCIATED PRESS
Le chef libéral, Justin Trudeau, lors d'une annonce à Toronto, le vendredi 20 septembre 2019.

La récente controverse impliquant Justin Trudeau n’est qu’une fissure de plus dans l’image soigneusement étudiée du chef libéral qui aime passer pour le porte-drapeau de l’inclusion et de la tolérance.

En voici d’autres:

«Merci de votre don»

En mars, au cours d’une soirée visant à amasser des dons pour le Parti libéral du Canada, une manifestante a interrompu un discours de M. Trudeau pour lui demander de tenir sa promesse de créer un centre de traitement pour empoisonnement au mercure pour la Première Nation de Grassy Narrows. «Merci pour votre don», a répondu le chef libéral à la manifestante pendant qu’elle était escortée hors de la salle par la sécurité. La scène avait été filmée et diffusée sur les médiaux sociaux.

M. Trudeau avait dû présenter ses excuses.

«Quand les gens expriment un désaccord ou se manifestent devant moi, j’essaie toujours d’être respectueux. Je comprends que c’est une partie importante de notre démocratie, avait-il dit. Hier soir (le 28 mars), j’ai échoué. Je n’ai pas été respectueux envers ces gens-là et je m’en excuse.»

Gaffophone

En 2014, M. Trudeau a déclaré que le gouvernement conservateur aurait plutôt dû débattre de l’idée de fournir de l’aide humanitaire à l’Irak et de la nécessité de combattre militairement Daech (le groupe armé État islamique) «plutôt que de montrer à quel point nos CF-18 sont gros». L’année précédente, il avait dit avoir un certain «degré d’admiration» pour le régime dictatorial de la Chine, car il permettait à ce pays de «faire un virage économique certain». En novembre 2018, au cours d’un échange avec des étudiants de Singapour, il n’avait pu s’empêcher de s’amuser d’un compliment qu’on lui adressait sur son apparence. «J’ai du sang de Singapour, avait-il commenté en faisant référence à son ascendance est-asiatique. J’ai des pommettes hautes et ma peau devient foncée quand je bronze.»

Les attouchements

Un éditorial anonyme publié en 2000 par le «Creston Valley Advance» a refait surface sur les réseaux sociaux en 2018. On y apprenait que M. Trudeau aurait «tripoté de manière inappropriée» une journaliste couvrant une activité à laquelle il participait. Âgé alors de 28 ans, le futur premier ministre lui aurait présenté ses excuses: «Je suis désolé. Si j’avais su que vous étiez journaliste pour un quotidien national, je n’aurais pas été si entreprenant.» M. Trudeau s’est de nouveau excusé en 2018, mais il s’est dit convaincu de «ne pas avoir agi de façon inappropriée».

«Les gens peuvent avoir une vision différente de leurs interactions avec les autres, avait-il expliqué. La leçon que nous devons tirer en cette ère de prise de conscience collective est de respecter et de comprendre le fait que les gens, et dans bien des cas les femmes, ne vivent pas les interactions dans un contexte professionnel ou dans un autre contexte de la même manière que les hommes.»

Un vétéran afghan

Au cours d’une assemblée publique en février 2018, M. Trudeau est confronté par un caporal à la retraite, Brock Blaszczyl, qui a été amputé d’une jambe en Afghanistan. L’homme voulait savoir pourquoi le gouvernement se battait en cour contre des anciens combattants au sujet des prestations d’invalidité. «Pourquoi continuons-nous à nous battre contre certains groupes d’anciens combattants? C’est parce qu’ils en demandent plus que ce que nous sommes en mesure de leur donner», avait candidement reconnu le premier ministre. Ces propos ont indigné une partie de la population.

Le «coudegate»

En mai 2016, un groupe de députés néo-démocrates discutaient entre eux à la Chambre des communes avant un vote visant à limiter les débats entourant l’adoption du projet de loi controversé sur l’aide à mourir, empêchant ainsi le whip conservateur Gord Brown de s’asseoir à sa place. Justin Trudeau, impatient, avait agrippé M. Brown pour le conduire à son siège, donnant au passage un coup de coude à la députée Ruth Ellen Brosseau.

Des députés de l’opposition avaient hurlé, contraignant le premier ministre à présenter des excuses. «J’ai noté que le whip de l’opposition était limité dans ses mouvements alors j’ai décidé de l’aider personnellement à avancer, ce qui était, je le vois maintenant, un geste peu recommandable, et qui a résulté en un contact physique dans la Chambre qui, nous pouvons tous en convenir, était inacceptable. Et je m’excuse sans réserve», avait-il souligné.

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