Au secours, mon enfant ne mange pas ses «lunchs» à l'école!

Ces conseils de nutritionnistes vont vous aider à coup sûr!

La rentrée s’accompagne inévitablement du fameux stress de la boîte à lunch. Faut dire qu’on aurait presque perdu la main avec les longs mois de confinement suivis de vacances. Et quand l’enfant ne veut pas manger, loin de notre surveillance, quoi faire?

Le HuffPost Québec s’est entretenu avec Isabelle Huot, docteure en nutrition, qui sort un nouvel ouvrage en collaboration avec Nathalie Regimbal, nutritionniste.

Au secours, mon enfant ne mange pas!

L’une des plus grandes sources de stress, c’est que l’enfant ne mange pas son dîner. Il est alors difficile de le raisonner sans passer par une palette d’émotions, souvent un peu trop excessives et passionnelles.

Le premier conseil de nos expertes, Isabelle Huot et Nathalie Regimbal, est de ne pas réagir, mais d’observer. Il est important de garder en tête ces deux informations importantes: la première est que la majorité des enfants écoutent leurs signaux de faim et de satiété. La deuxième est que l’adulte a la responsabilité d’offrir des aliments variés pour stimuler le plaisir de manger, développer de saines habitudes alimentaires et combler les besoins nutritionnels de l’enfant, mais qu’il n’a pas de pouvoir sur la quantité de nourriture ingurgitée par l’enfant.

Le faire participer est une bonne manière de l’éduquer.

«Faire participer l’enfant à la composition de sa boîte à lunch est important et dès le plus jeune âge, dès le primaire. On lui raconte ce qu’on y dispose ainsi que les différents groupes alimentaires nécessaires à sa bonne croissance», Isabelle Huot.

On va jouer avec les couleurs et disposer dans des boîtes à lunch, de préférence les boîtes dites Bento composées de différentes sections, des dîners en pièces détachées. Ici, le jambon, là le cheddar, ailleurs les légumes... les fruits.

«Si l’enfant mange bien le soir, mais pas à midi, il faut faire des collations plus soutenantes. On essaie ainsi de combler ce qu’il n’a pas mangé à midi. Avec des muffins aux grains entiers par exemple.»

Observez ses comportements et ce qui influence son appétit! De nombreux facteurs sont à prendre en compte et il est important de les noter et de les analyser pour mieux comprendre.

Mon enfant refuse certains aliments!

Et avant même d’y avoir goûté! Selon nos deux spécialistes, cette peur de goûter de nouveaux aliments – aussi dite néophobie alimentaire – est un phénomène normal, souvent observé chez les enfants de deux ans et qui peut continuer à se manifester jusqu’à l’adolescence. Une bonne méthode pour diminuer cette réticence consiste à multiplier les occasions de goûter à ces aliments et de les présenter de manières positive.

Maître mot? La patience.

Aussi n’oubliez pas que c’est vous qui connaissez le mieux votre enfant. Servez-vous de ce qu’il aime pour injecter de nouveaux aliments. Il aime les carottes cuites, les fromage et les bananes, vous pourrez en déduire qu’il aime les aliments mous, fait-on remarquer dans l’ouvrage. Par conséquent, la pêche bien mûre pourrait être un fruit que vous pourriez introduire.

Déguster un nouvel ingrédient ou aliment avec votre enfant en démontrant votre appréciation peut être aussi une belle avenue. Un «que c’est délicieux!» l’encouragera certainement à goûter et à apprécier.

«Surtout, s’enlever ce sentiment de responsabilité et ne pas culpabiliser en tout temps!»

- Isabelle Huot, nutritionniste

Bien manger pour se concentrer

Afin que l’enfant soit en forme et se concentre bien, il est important qu’il ait les apports nutritionnels dont il a besoin. C’est bien de lui expliquer.

Une carence en fer peut nuire à la performance scolaire en diminuant la capacité à se concentrer et en augmentant la fatigue. Le fer provenant des aliments d’origine animale (viandes, volailles, poissons...) s’absorbe mieux que celui provenant des végétaux. Il est aussi recommandé de consommer des aliments riches en vitamine C (oranges, fraises, tomates...)

Mais les glucides sont importants aussi!

Pour les collations, pensez aux fruits et produits céréaliers de grains entiers. Isabelle Huot suggère par exemple une compote de fruits saupoudrée de graines de lin moulues ou encore une tartine de beurre de graines de tournesol.

Une idée de lunch déconstruit: houmous et pita complet pour faire changement

Pour 4 portions. Préparation: 10 minutes.

Répartir en quatre parts égales, chacun des aliments et les mettre dans des contenants refermables allant dans la boîte à lunch. Conserver au frais jusqu’au moment de servir.

- 16 mini pitas de grains entiers

- 250 ml (1 tasse) de houmous du commerce

- 120 g (1 tasse) de fromage mozarella, coupé en petits cubes

- 125 ml (une demi tasse) de graines de tournesol ou de citrouilles, écaillées

- 16 rondelles de concombre

- 16 mini tomates

- 500 ml (2 tasses) de raisins rouges