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29/09/2019 23:07 EDT | Actualisé 29/09/2019 23:14 EDT

«Tout le monde en parle»: Rachid Badouri s'ouvre en toute franchise sur son passé de «trou de c*l»

«Je voulais être un péteux de broue et un péteux de coches, mais sans les conséquences...»

Karine Dufour via Radio-Canada

Rachid Badouri était de passage à Tout le monde en parle, ce dimanche 29 septembre, pour parler de son nouveau one-man-show, Les fleurs du tapis, qu’il présentera à compter du mois de janvier 2020.

Dans ce nouveau spectacle, le populaire humoriste dévoile son passé de trou de c*l, lui qui, de son propre aveu, était «un double péteux», car il pétait autant de broue que de coches.

Une arrogance qui avait germé dès son plus jeune âge, lorsqu’il vivait la belle vie d’enfant-roi, et qui avait pris de l’ampleur après que le succès se soit manifesté rapidement au début de sa carrière.

«Quand le succès frappe à une vitesse foudroyante, si ton caractère n’est pas prêt à accoter ce succès-là, c’est la catastrophe», a-t-il expliqué.

«Tu deviens un as pour te présenter en public et montrer l’exemple du beau-fils parfait que toutes les belles-mères aimeraient avoir. C’était un art d’agir comme ça.»

Lise Dion à la rescousse

Rachid Badouri a révélé que son ancien gérant lui avait déjà fait entendre un enregistrement d’un moment où il avait pété un plomb, pour tenter de lui faire prendre conscience de la «dégueulasserie» qu’il avait en lui. L’humoriste a toutefois avoué avoir eu surtout peur à ce moment des conséquences.

«Je voulais être un péteux de broue et un péteux de coches, mais sans conséquence. Je ne voulais pas que ma réputation soit affectée par ça.»

Rachid Badouri a poursuivi en expliquant qu’il avait fini par apprendre de ses erreurs, souvent à la dure, notamment grâce à une intervention de sa consoeur Lise Dion, qu’il avait approchée dans le cadre d’un lancement et qui l’avait aussitôt remis à sa place en relevant les caprices qu’il avait la réputation d’avoir dans le milieu.

«Pourquoi tu n’arrêtes juste pas de chialer? Est-ce que tu te rends compte de la job qu’on a?», lui avait-elle demandé, lui révélant que, de son côté, elle allait jadis s’asseoir dans un restaurant Dunkin Donuts chaque fois qu’elle avait un «coup de tête enflée», pour se remémorer les jours où tout était plus difficile.

Karine Dufour via Radio-Canada

L’ultimatum de sa femme

Rachid Badouri a poursuivi en rendant hommage à son épouse, grâce à qui il a pu se réveiller, et qui a surtout eu la patience et la volonté de rester à ses côtés pour lui permettre d’aller de l’avant.

«La personne qui a mangé le plus de coups - on ne parle pas physiquement, ne vous inquiétez pas - c’est ma femme. C’est un miracle qu’elle soit encore là. C’est mon super-héros. Une autre femme aurait pu avoir le droit de me sacrer là et de me casser la gueule légalement», a-t-il lancé.

Malgré l’espoir, cette dernière a néanmoins dû, à un certain moment, donner un ultimatum à son mari, le menaçant de partir s’il ne changeait pas. Une demande qui a poussé l’humoriste a consulter un psychologue.

«Ça été comme aller voir un peintre chaque jour. C’était de longues conversations, des fois pénibles, mais où il y avait de la place pour tout, même l’interdit. Je racontais tout», a-t-il confié.

«Chaque fois que je le rencontrais, c’était comme si le peintre peignait une petite image de moi avec un petit pinceau. Puis, après de longs mois de rencontres, c’est là où il m’avait peint l’image exact de qui j’étais, et non pas de la personne du public que je pensais être.»

Rachid Badouri a évidemment longuement hésité avant de révéler les causes d’un tel examen de conscience sur la place publique, mais il se sentait redevable envers ses fans, à qui il avait l’impression de mentir.

«J’ai toujours surfé sur la superficialité. J’ai beaucoup hésité, parce que j’y allais vraiment dans l’apparence, dans la performance. Et là j’ai fait : ″J’y vais all in. Je raconte tout, je ne cache plus rien″», a-t-il expliqué.

«Je voulais montrer aussi qu’un artiste, qu’il ait du succès ou non, c’est un être humain. [...] Il peut tomber, puis il va se relever.»

Tout le monde en parle est diffusée les dimanches à 20h, sur les ondes d’ICI Télé.

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