POLITIQUE
18/11/2020 12:11 EST | Actualisé 18/11/2020 14:01 EST

Québec vient en aide aux hôtels de moins de 300 chambres

Ils pourront toucher jusqu’à 200 000 $ selon l’étendue de leurs pertes par rapport à l’an dernier.

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Québec vient à la rescousse des hôteliers, mais les établissements de 300 chambres et plus devront attendre.  

Les entreprises comptant entre 4 et 299 chambres pourront recevoir jusqu’à 200 000 $ selon l’étendue de leurs pertes par rapport à l’an dernier. 

Elles auront ainsi droit à une enveloppe totale de 38 millions $, sur les 65,5 millions $ qui avaient déjà été prévus pour le secteur du tourisme dans la mise à jour économique du ministre des Finances, Éric Girard, la semaine dernière.

En juin, le gouvernement Legault avait déjà annoncé 753 millions $ en soutien à l’industrie touristique, mais les hôteliers avaient alors exprimé leur insatisfaction: une bonne partie de cette aide consistait en prêts, ce qui était jugé comme étant inadapté dans le contexte.  

En conférence de presse mercredi matin, la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, a indiqué que d’autres mesures étaient en préparation pour les établissements de 300 chambres et plus, en collaboration avec son collègue à l’Économie, Pierre Fitzgibbon.  

«On comprend que ce sont des besoins spécifiques. Leur modèle d’affaires est très différent. On en discute présentement avec M. Fitzgibbon.»

Le gouvernement réserve par ailleurs 17 millions $ aux trois «portes d’entrée touristiques», soit Montréal, Québec et l’Outaouais, pour le maintien d’actifs qui sont considérés comme stratégiques. Mme Proulx, n’a pu dire comment ces fonds allaient être distribués. 

«C’est le milieu qui va déterminer (quels sont ces actifs stratégiques)», a-t-elle répondu. Donc Tourisme Montréal, l’Office du tourisme de Québec et Tourisme Outaouais décideront de l’attribution de l’enveloppe.  

«Ils vont s’assurer qu’on ne perd pas ces actifs qui ont bâti une réputation au fil du temps.» 

Le gouvernement accorde aussi 5 millions $ pour des campagnes promotionnelles touristiques. Elles viseront la clientèle locale, mais permettront aussi de préparer une offensive publicitaire destinée à l’étranger lorsque la situation sanitaire redeviendra normale.   

«Il ne serait pas judicieux de lancer de grandes offensives publicitaires, dans le contexte actuel, on doit toutefois s’assurer que nos campagnes soient prêtes et porteront le bon message. Nous avons devoir de re-séduire les Québécois, le reste du Canada et monde par la suite.»