Célibataires en confinement : Tinder et Bumble lancent le chat vidéo

Voilà qui brisera l'ennui. 😏

À défaut de pouvoir multiplier les rendez-vous amoureux dans le contexte du confinement, des applications de rencontres proposeront aux célibataires de faire connaissance en vidéo à même l’appli.

Tinder a annoncé cette semaine son intention de lancer son propre service d’appels vidéo avant la fin de l’année au même titre que les applications de messageries traditionnelles comme Messenger et WhatsApp.

Selon les informations préliminaires dévoilées en même temps que les résultats financiers de Match Group, propriétaire de Tinder, la nouvelle fonctionnalité sera destinée aux abonnés Premium.

De son côté, Bumble donne déjà la possibilité à ses utilisateurs de prévoir des rencontres vidéo ou audio sur son application. Il suffit d’ajouter le badge «Virtual Dating» à son profil pour indiquer qu’on est ouvert aux face-à-face virtuels. Pas d’ambiguïté ni de questions gênantes. Les célibataires peuvent rapidement se retrouver en privé pour discuter. Selon Bumble, les échanges vidéos dureraient en moyenne 30 minutes.

Le chat vidéo est doublement gagnant dans ce cas-ci puisque Bumble s’est engagé à verser un don au Fonds de riposte à la COVID-19 de l’Organisation mondiale de la Santé chaque fois que quelqu’un ajoute le badge à son profil. Dans le contexte de la pandémie, l’application propose également aux tourtereaux de s’envoyer des notes audio pour rythmer les conversations.

Dérapages en vue?

Confinées depuis maintenant presque deux mois, beaucoup de célibataires vivant seuls sont en manque d’affection. La preuve, les utilisateurs québécois de Bumble ont augmenté leurs correspondances écrites de 30%. Même son de cloche pour les abonnés mondiaux de Hinge, Match.com, Tinder et OkCupid dont les messages ont grimpé de 27% entre février et avril de cette année.

Mais le fait d’encourager les célibataires à bavarder aussi rapidement en vidéo n’aurait-il pas un effet pervers ? Ça dépendra de la politique de protection de la vie privée mise en place par les applications de rencontre, selon la sexologue et psychothérapeute, Véronique Jodoin.

«Est-ce que le contenu de mes vidéos faites sur Tinder appartiendra à Tinder maintenant, comme c’est le cas avec Messencer et Snapchap? Probablement. Est-ce que ça va empêcher les gens de l’utiliser? Sûrement pas», croit-elle.

Elle nuance toutefois en expliquant qu’en période d’isolation, les rencontres virtuelles et même le sexe virtuel avec tous les risques que cela comporte, sont un moindre mal pour assouvir le besoin d’affection de chacun. «C’est toujours mieux que de propager le virus.»