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29/10/2020 10:59 EDT

Le Pentagone teste avec succès un missile intercontinental

Ce troisième test de l'année vise à s'assurer de la force de dissuasion de la US Air Force.

Senior Airman Clayton Wear/U.S. Air Force via AP
Cette photo d'archives montre le lancement d'un missile Minuteman III à partir de la base de Vandenberg en Californie, le 5 février dernier. 

Les Etats-Unis ont annoncé avoir testé jeudi avec succès un missile balistique intercontinental (ICBM) Minuteman III pour démontrer “l’efficacité” de la dissuasion nucléaire américaine et rassurer les alliés de Washington.

Le missile équipé d’une ogive a été lancé à 00H27 depuis la base aérienne de Vandenberg, en Californie, et a parcouru quelque 6 760 km au-dessus du Pacifique avant de s’abîmer en mer près de l’atoll de Kwajalein, dans les îles Marshall, a annoncé l’armée de l’air dans un communiqué.

Ce test, le troisième depuis le début de l’année, était prévu mercredi mais il a été reporté en raison de la météo dans les îles Marshall.

Il “démontre l’engagement de la US Air Force envers la force nucléaire du pays et assure que la force de dissuasion des Etats-Unis est sûre, en sécurité et qu’elle permet de dissuader efficacement nos adversaires tout en rassurant nos alliés et partenaires”, a noté le plus haut gradé de l’armée de l’air américaine, le général Charles Brown.

“Nous devons continuer à investir dans cette force de dissuasion viable et dans les aviateurs qui assurent cette mission, la partie la plus réactive de notre triade nucléaire”, a-t-il ajouté en référence au trois composantes ― maritime, aérienne et terrestre ― de l’arsenal nucléaire américain.

Le Minuteman III, en service depuis 50 ans, est le seul missile sol-air de l’arsenal nucléaire des États-Unis depuis 2005. Il est installé dans des silos de lancement répartis sur trois bases militaires américaines, dans le Wyoming, le Dakota du Nord et au Montana.

Les missiles Trident, lancés depuis la mer, sont déployés à bord des sous-marins américains et les bombes nucléaires transportées par les bombardiers stratégiques.

L’armée de l’Air a précisé que cet essai était prévu depuis des mois et ne représentait “pas une réponse ou une réaction aux événements dans le monde ou aux tensions dans la région”.