POLITIQUE
10/09/2020 10:48 EDT | Actualisé 10/09/2020 11:33 EDT

La solution aux files d'attente pour le dépistage de la COVID-19? Prenez un rendez-vous, dit Dubé

Le ministre de la Santé a déclaré prendre la responsabilité pour ces délais.

Graham Hughes/La Presse canadienne via AP
Dans plusieurs cliniques sans rendez-vous, les gens doivent attendre parfois plus d'une heure avant de subir le test de dépistage. (photo d'archives)

QUÉBEC — Les parents inquiets de l’état de santé de leur jeune et qui désirent le faire tester pour la COVID-19 devraient prendre un rendez-vous au lieu de faire la file pendant des heures aux centres sans rendez-vous.

C’est en somme le message qu’a lancé jeudi le ministre de la Santé, Christian Dubé, en conférence de presse à l’Assemblée nationale en compagnie du premier ministre François Legault.

Il était interrogé sur les délais qui atteignent parfois quatre ou cinq heures pour se faire tester pour la COVID-19, surtout dans les zones jaunes comme à Laval et à Québec.

Plusieurs familles ont été aperçues dans les files d’attente, alors qu’au moins 120 écoles dans la province sont touchées par le coronavirus, deux semaines après la rentrée.

M. Dubé a déclaré prendre la responsabilité pour ces délais, qui démontrent tout de même que les gens dans ces zones ont bien compris le message du gouvernement sur le risque de contagion, selon lui.

“En communiquant mieux qu’il y a des zones plus à risque que d’autres, les zones jaunes, je pense que ça a beaucoup sensibilisé la population que le virus n’était pas juste ailleurs, mais que c’était chez eux.”

Le gouvernement s’attendait à une augmentation de l’achalandage dans les cliniques de dépistage, mais “peut-être pas à ce niveau-là”, a-t-il reconnu.

Maintenant, il faut trouver un ”équilibre” entre la prise de rendez-vous et le sans rendez-vous, a affirmé le ministre de la Santé.

M. Dubé a évoqué deux solutions pour désengorger les centres sans rendez-vous: augmenter le nombre total de centres de dépistage et numériser le processus menant à la prise d’un rendez-vous.

“Une des solutions, c’est l’augmentation du nombre de centres, mais deux, que les gens commencent à penser plus en termes de prise de rendez-vous lorsqu’ils remplissent leur questionnaire”, a-t-il expliqué en se référant au site web du ministère de la Santé.

M. Legault a pour sa part déclaré que les délais étaient inacceptables, tout en défendant l’approche de son gouvernement.

Il a rappelé que le Québec est l’une des provinces qui effectue le plus de tests pour la COVID-19. “On s’ajuste en fonction de l’évolution des cas”, a-t-il plaidé.

De mardi à mercredi, le Québec avait enregistré 180 nouveaux cas d’infection, portant le nombre total à 64 056 depuis le début de la pandémie, en mars.

La reprise des sports-études compromise dans les zones jaunes?

Vu la progression du virus, le premier ministre Legault a également indiqué lors du point de presse que la reprise prévue lundi des activités parascolaires, ainsi que des programmes de sports-études et d’arts-études, pourrait n’être que partielle dans les zones jaunes.

Il a affirmé que son ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, ferait le point sur la situation vendredi.

“Je veux tout faire pour que tous les sports-études recommencent, surtout dans les zones vertes. Pour ce qui est des zones jaunes, est-ce que ça peut être une partie des activités?” a laissé planer M. Legault.

Les zones considérées comme étant jaunes sont: la Capitale-Nationale, l’Outaouais, l’Estrie et Laval.

Rappelons que la décision d’interdire les activités scolaires à l’extérieur des “bulles-classes” pendant tout le mois de septembre avait soulevé un tollé.

Une manifestation étudiante avait entre autres convaincu le premier ministre de revenir sur la décision et d’annoncer la reprise de toutes les activités dès le 14 septembre “si tout va bien”.

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