POLITIQUE
09/10/2019 11:49 EDT | Actualisé 09/10/2019 13:19 EDT

Taxi: la CAQ recule sur un amendement controversé

Le gouvernement a menacé d’avoir recours au bâillon pour forcer l’adoption du projet de loi.

Josie Desmarais via Getty Images
Photo d'archives.

QUÉBEC — Les oppositions ont fait reculer le gouvernement caquiste dans sa réforme de l’industrie du taxi, mais la menace de bâillon persiste: Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) demeurent sur leur position.

Le premier ministre François Legault a menacé d’avoir recours à cette procédure d’exception, pour forcer l’adoption du projet de loi avant l’échéance du projet pilote avec la multinationale Uber la semaine prochaine.

“La semaine prochaine on sera dans un vide juridique. M. Bonnardel (le ministre des Transports) essaie de tout faire pour agir, répondre aux demandes des différents partis pour adopter d’ici demain (jeudi) ce projet de loi.”

Le Parti libéral (PLQ) estime qu’il est encore possible d’adopter la pièce législative d’ici la relâche parlementaire qui s’amorce jeudi soir, mais QS ne veut pas presser le pas.

“Moi, mon objectif, ce n’est pas de dire: “on va terminer aujourd’hui, il faut faire ça rapidement pour éviter qu’Uber tombe illégal lundi”, a déclaré mercredi matin la porte-parole de QS, Ruba Ghazal. La seule chose qui m’importe, c’est faire le travail comme il faut, prendre le temps de regarder (le projet de loi) article par article.”

De son côté, le porte-parole péquiste en matière de transports, Joël Arseneau, a dit qu’il n’allait pas laisser passer le projet de loi s’il n’y a pas une “voie de passage claire”, à la satisfaction de l’industrie du taxi.

“C’est extrêmement difficile de penser qu’avec l’attitude actuelle du gouvernement et du ministre, qu’on puisse arriver à une entente, parce que le gouvernement n’est pas transparent.”

Mardi, le ministre des Transports, François Bonnardel, a tenté de faire adopter un amendement qui aurait empêché de contester en cour la future loi, mais les partis d’opposition ont dénoncé la manoeuvre et le ministre a fait marche arrière.

Mercredi matin, le porte-parole de l’opposition officielle aux transports, Gaétan Barrette, a condamné ce qu’il estimait être une injustice.

Cependant, il a affirmé qu’il était encore possible d’adopter la vingtaine d’articles restants avant jeudi soir.