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05/06/2020 09:06 EDT | Actualisé 05/06/2020 11:05 EDT

Un sommet pour le taux de chômage au Canada

Par contre, au Québec, le taux de chômage a reculé de 3,3 % le mois dernier.

Steve Russell via Getty Images
TORONTO, ON- MAY 27 - Construction continues around Queens Quay as some of the restrictions to slow the spread of COVID-19 are lifted in Toronto. May 27, 2020. (Steve Russell/Toronto Star via Getty Images)

Le taux de chômage a atteint un sommet en mai, même si l’économie a ajouté 289 600 emplois, alors que des entreprises ont pu rouvrir grâce à l’assouplissement des mesures de santé publique mises en place pour lutter contre la pandémie.

Le taux de chômage a atteint 13,7 pour cent, dépassant le sommet précédent de 13,1 pour cent établi en décembre 1982 en plus de quatre décennies de données comparables.

Cette augmentation du taux de chômage s’expliquait par le fait que de plus en plus de personnes ont commencé à chercher du travail.

Les économistes attendaient en moyenne une perte de 500 000 emplois en mai et un taux de chômage de 15,0 %, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

En tout, trois millions d’emplois avaient été perdus en mars et avril, et environ 2,5 millions travailleurs de plus avaient vu leurs heures réduites.

Selon Statistique Canada, le nombre de personnes qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles a diminué de 292 000 en mai.

Avec cette amélioration, et l’augmentation du nombre d’emplois, Statistique Canada affirme que le pays a récupéré 10,6 % des pertes d’emploi et des absences liées à la pandémie de COVID-19.

Le nombre total de chômeurs canadiens a doublé de février à avril, une croissance attribuable aux mises à pied temporaires. La grande majorité des travailleurs s’attendaient à ce que cette situation perdure pendant moins de six mois.

En même temps, le nombre de personnes souhaitant travailler, mais ne cherchant pas activement un emploi, a augmenté, probablement parce que la fermeture de l’économie a limité les possibilités d’emploi.

Les personnes qui ne recherchent pas activement un emploi ne sont pas comptabilisées en tant que chômeurs dans les données.

Le taux de chômage du mois de mai aurait été de 19,6 % si le rapport avait compté parmi les chômeurs ceux qui avaient cessé de chercher du travail _ dont le nombre est en grande partie inchangé depuis avril.

Recul du taux de chômage au Québec

Au Québec, le taux de chômage a reculé de 3,3 % le mois dernier pour s’établir à 13,7 %.

Selon Statistique Canada, l’emploi au Québec a progressé de 6,5 %, soit 231 000 emplois, d’avril à mai. D’ailleurs, cette croissance a été la plus forte parmi les provinces et elle représentait une récupération d’environ 30 % des baisses cumulatives enregistrées en mars et en avril.

En outre, le nombre de personnes mises à pied temporairement a reculé au Québec.

À l’exception de la Nouvelle-Écosse, les deux autres provinces des Maritimes ont commencé à assouplir les restrictions liées à la COVID-19 au début de mai. Le nombre de personnes en emploi a progressé de 17 000 au Nouveau-Brunswick, de 8600 en Nouvelle-Écosse et de 2600 à l’Île-du-Prince-Édouard.

Au Nouveau-Brunswick, le taux de chômage a légèrement fléchi d’avril à mai, passant de 13,2 % à 12,8 %. En revanche, il a augmenté ailleurs dans les Maritimes, et est passé de 12 % à 13,6 % en Nouvelle-Écosse et de 10,8 % à 13,9 % à l’Île-du-Prince-Édouard.

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