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28/06/2019 15:16 EDT

Sylvain Mallette réélu: «c'est le tour des profs»

Celui qui a été réélu à la tête de la Fédération autonome de l'enseignement prévient que les enseignants s'attendent à «des gains substantiels», à la prochaine négociation du secteur public.

Mario Beauregard/La Presse canadienne
Le président réélu de la Fédération autonome de l'enseignement, Sylvain Mallette, lors d'une manifestation en 2015

MONTRÉAL — Pour la prochaine négociation du secteur public, «c’est le tour des profs», prévient le président de la Fédération autonome de l’enseignement, Sylvain Mallette.

Le président de la FAE, qui compte 44 000 membres, vient d’être réélu pour un troisième mandat de trois ans à la tête de l’organisation syndicale. Il avait une opposante, Mélanie Hubert, mais il a été réélu.

Les professeurs au Québec, on est parmi les moins bien payés au Canada et on doit attendre encore plus longtemps que les autres pour atteindre le maximum de l'échelle.Sylvain Mallette, président de la FAE

 

Au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, vendredi, M. Mallette a prévenu que les enseignants du primaire et du secondaire s’attendaient à «des gains substantiels» lors de la prochaine négociation du secteur public, en plus de l’amélioration de leurs conditions d’exercice et de la revalorisation de leur profession.

«Les professeurs au Québec, on est parmi les moins bien payés au Canada et on doit attendre encore plus longtemps que les autres pour atteindre le maximum de l’échelle», a déploré M. Mallette. Enlever les premiers échelons de l’échelle salariale des enseignants — comme il a déjà été évoqué — ne suffira pas, dit-il.

 

«Ce qu’on va chercher à obtenir, c’est que la prochaine négo, ce soit la négo des profs. Trop longtemps on a dit aux profs de se taire ou de passer leur tour. Cette fois-ci, on ne peut pas à la fois reconnaître que la profession d’enseignant est malmenée, que les conditions doivent être améliorées et, lorsque c’est le temps de négocier, nous dire: il n’y a pas d’argent, vous en demandez trop», critique le dirigeant syndical.

Quand on lui rappelle que les infirmières et les préposés aux bénéficiaires aussi sont épuisés et réclament l’amélioration en priorité de leurs conditions de travail, il répond: «Je ne nie pas la légitimité des autres combats, mais cependant, pour cette négo-là, c’est notre tour, là, c’est le tour des profs.»

Comme bien d’autres syndicats qui représentent d’autres titres d’emploi, le président de la FAE rappelle que le gouvernement du Québec est maintenant en bien meilleure posture financière que lors de la négociation des conventions collectives 2015-2020.

«Il nage dans les surplus. Il ne nage même plus, il est sorti de la piscine tellement il y a de l’argent dans la piscine. La piscine, elle déborde», a illustré M. Mallette.