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20/01/2020 14:12 EST | Actualisé 20/01/2020 16:09 EST

5 questions sur l'«indépendance financière» de Harry et Meghan

D'où provenaient leurs revenus exactement? Que conserveront-ils?

Libérés de leur rôle de “membres actifs” de la famille royale britannique, le prince Harry et sa femme Meghan vont pouvoir gagner de l’argent au nom de l’“indépendance financière” qu’ils revendiquent.

Ils emmènent avec eux un patrimoine considérable et un statut de célébrités royales leur ouvrant d’alléchantes perspectives commerciales. Et des questions continuent de se poser sur le soutien qu’ils continueront de recevoir du prince Charles et la protection policière dont ils bénéficieront.

- D’où venaient jusqu’à présent leurs revenus?

Jusqu’à présent, le duc et la duchesse de Sussex tiraient 5% de leurs revenus de l’allocation royale (“Sovereign Grant”), versée à la reine pour payer ses fonctions de représentation ou celles des membres de sa famille, ses employés et l’entretien du palais de Buckingham.

Le reste, plus de deux millions de livres par an (environ 3,4 millions $CAN) selon la presse britannique, leur était versé par le père de Harry, le prince Charles. Cette somme était issue du Duché de Cornouailles, une structure remontant au XIVe siècle revenant à l’héritier du trône qui gère 53 000 hectares de terres et des investissements financiers. Elle représentait des actifs de près d’un milliard de livres en 2018-2019 et un bénéfice de plus de 20 millions de livres.

- Que perdent-ils?

Selon le palais de Buckingham, Harry et Meghan “ne vont plus recevoir de fonds publics”.

Le couple avait déjà indiqué renoncer à l’allocation royale. Le flou demeure sur les sommes versées par le prince Charles, pris par surprise par l’annonce choc de son fils.

Une solution évoquée par le Daily Telegraph: le prince Charles verserait à Harry et Meghan une aide tirée de ses “investissements privés”, et non du duché de Cornouailles, pendant une période de transition d’un an, le temps que le couple s’installe dans sa nouvelle vie.

 

 

- Quel patrimoine leur reste-t-il?

Meghan et Harry ne partent pas les poches vides. Selon la presse britannique, le prince de 35 ans dispose d’un patrimoine de plusieurs dizaines de millions d’euros en raison des héritages touchés à la mort de sa mère Diana et de son arrière-grand mère.

De son côté, Meghan Markle a gagné des centaines de milliers de dollars lorsqu’elle était actrice, jouant notamment dans la série américaine Suits, et tenait son blog The Tig.

S’ils ne peuvent plus utiliser leur titre d’altesse royale, ils restent duc et duchesse de Sussex et gardent une image qui leur ouvre de nombreuses portes.

- Quels contrats peuvent-ils conclure?

En tant que célébrités glamour très connectées dans le monde people avec des liens d’Elton John à Oprah Winfrey, Harry et Meghan ne devraient pas manquer de propositions, pour représenter des marques, participer à des galas de charité, écrire des livres...

Les liens de Meghan Markle dans le milieu du cinéma font de ce secteur le débouché le plus évident.

“Qui ne serait pas intéressé?” a déclaré à l’agence PA Ted Sarandos, responsable des contenus chez Netflix.

Une vidéo diffusée par les médias britanniques ces derniers jours montre le couple proposer, lors d’une avant-première l’été dernier, les services de l’ex-actrice américaine pour doubler des films d’animation auprès des dirigeants de Disney.

Selon le Times, avant même l’annonce du Megxit, un contrat avait été signé entre le géant du cinéma et la duchesse pour des doublages, au profit d’une fondation pour les animaux.

Principale limite à cette liberté: “tout ce qu’ils feront continuera de respecter les valeurs” de la reine Elizabeth II, a souligné le palais de Buckingham Palace.

- Qui va assurer leur sécurité?

En vertu du droit international, certains dignitaires étrangers et leurs familles sont éligibles à une «protection spéciale». Reste à confirmer si le couple y est éligible. Buckingham Palace refuse de s’exprimer sur le sujet. La question est très délicate concernant le Canada où le couple s’installe pour l’instant.

Dans un sondage réalisée par l’institut Angus Reid, près des trois quarts des Canadiens refusent que leur pays assume les coûts de leur protection.

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