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03/12/2019 15:35 EST | Actualisé 03/12/2019 15:36 EST

SNC-Lavalin: Sami Bebawi n'offre pas de défense à son procès

La Couronne allègue qu'il aurait empoché 26 millions $.

Paul Chiasson/PC
Sami Bebawi

Un ancien dirigeant de SNC-Lavalin qui subit son procès pour fraude et corruption a décidé de ne pas présenter de défense.

Les avocats de Sami Bebawi ont informé le jury mardi de leur décision. La Couronne avait présenté son dernier témoin vendredi.

M. Bebawi, âgé de 73 ans, fait face à huit chefs d’accusation de fraude, de recyclage de produits de la criminalité, de possession de biens volés et de corruption d’un agent public étranger. La Couronne allègue que l’accusé aurait empoché 26 millions $.

Cet ancien vice-président directeur chez SNC-Lavalin a plaidé non coupable aux accusations, qui impliquent des contrats liés au régime libyen de Mouammar Kadhafi et sont centrées sur les relations avec le fils du dictateur, Saadi.

La poursuite tente de démontrer que SNC-Lavalin a transféré environ 113 millions $ à des sociétés-écrans qui payaient des gens — notamment le jeune Kadhafi — afin d’aider la firme de génie à obtenir des contrats et à recouvrer les sommes dues.

La Couronne allègue que ce qui restait dans ces comptes de sociétés fictives était partagé entre M. Bebawi et Riadh Ben Aissa, un autre ancien dirigeant de SNC-Lavalin qui a témoigné pour la poursuite dans cette affaire.

Le procès, amorcé le 31 octobre, devait durer à l’origine six semaines.