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20/07/2019 09:45 EDT | Actualisé 20/07/2019 11:57 EDT

Sépaq: entente de principe conclue avec les syndiqués

Les avis de grèves sont ainsi suspendus pour les 23 parcs nationaux, le Gîte du Mont-Albert et la Station touristique Duchesnay, et ce, pendant toute la durée des vacances de la construction.

Instants via Getty Images
Une vue du parc national du Bic, qui fait partie du réseau de la Sépaq.

MONTRÉAL — Le blitz de négociations entrepris mercredi a finalement permis d’éviter de justesse une grève générale des employés de la SÉPAQ au moment où commence officiellement la période des vacances de la construction au Québec.

Une entente de principe est intervenue samedi un peu avant 4 h entre la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) et ses employés membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). 

«On est très content du dénouement. On est content d’en arriver à une entente qui satisfait les deux parties et qui fait en sorte que les impacts d’une possible grève sur les Québécois soient évités», a déclaré le responsable des relations avec les médias à la SÉPAQ, Simon Boivin.

Celui-ci a du même coup confirmé le retour à la normale de toutes les activités de la SÉPAQ. Il n’est pas impossible que le service soit légèrement ralenti samedi, mais tout devrait rentrer dans l’ordre dimanche. Les réservations sont toutes maintenues et les visiteurs peuvent déjà réserver à nouveau en vue des prochains jours.

«Dans les six établissements où nous étions déjà en grève, elle est arrêtée. Dans les 23 établissements des parcs nationaux et du gîte du Mont-Albert, il n’y aura pas de grève», a assuré le président général du SFPQ Christian Daigle.

Le syndicat doit maintenant entreprendre une tournée de la province afin d’aller présenter l’entente aux quelque 2500 employés de la SÉPAQ. Ceux-ci devraient pouvoir se prononcer d’ici la fin août sur leur nouveau contrat de travail, estime Christian Daigle.

Peu de détails

Les deux parties n’ont pas voulu dévoiler de détails concernant l’entente de principe.

Du côté de l’employeur, Simon Boivin a résumé ses commentaires au fait que l’accord «respecte la capacité de payer de la SÉPAQ» et qu’elle cadre «à l’intérieur des paramètres gouvernementaux».

Il soutient avoir bon espoir que les employés vont l’accepter, mais insiste sur le fait qu’il s’agit «de leur décision à eux».

Pour le syndicat, Christian Daigle souhaite d’abord présenter la proposition à ses membres avant d’en révéler les détails aux médias.

«Lorsqu’on a une entente de principe, c’est que les deux parties y trouvent leur compte et pour nous, c’est sûr qu’on a une entente satisfaisante. Oui, les salaires étaient au coeur de la dernière impasse et l’entente vient englober l’ensemble des clauses autant normatives que salariales», a-t-il déclaré.

Une semaine intense

La semaine s’est amorcée par le dépôt d’une seconde offre salariale patronale lundi. Puis, le syndicat a répliqué avec une contre-offre mardi, qui a été rejetée. La SÉPAQ a alors demandé l’intervention d’un conciliateur, ce qui a eu pour effet d’accélérer les pourparlers.

Les négociations ont repris mercredi après-midi, puis jeudi, une séance intensive s’est déroulée de 8 h 30 à 1 h 30 dans la nuit de vendredi. Finalement, vendredi, les négociations ont repris à 10 h 30 pour se conclure avec une entente entre 3 h 30 et 4 h samedi.

Les syndiqués réclamaient notamment une structure salariale unique à tous les employés ainsi que des augmentations de salaire qui respectent la hausse annuelle du coût de la vie. Ils demandaient également un certain rattrapage pour compenser les pertes des années antérieures.

De l’avis de Christian Daigle, l’arrivée du conciliateur, le début des vacances de la construction et la bonne volonté des deux parties sont tous des facteurs qui ont contribué à cette entente in extremis.

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