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19/07/2019 14:50 EDT

SÉPAQ: 2500 syndiqués menacent de partir en grève dès samedi

Cela affecterait 23 parcs nationaux.

KMoFoto via Getty Images
Le sommet du Mont-Chauve, au parc national du Mont-Orford.

La seconde phase de la grève annoncée par les syndiqués de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) pourrait être déclenchée samedi s’ils ne parviennent pas à s’entendre avec l’employeur vendredi.

Mercredi, des débrayages de quelque 300 membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) sont survenus au Manoir Morency et au Parc des Chutes-Montmorency, au siège social de la Société des établissements de plein air du Québec, à Québec, au Camping des Voltigeurs à Drummondville, au Centre touristique du Lac-Kénogami et au Centre touristique du Lac-Simon.

À partir de samedi, les quelque 2500 employés membres du SFPQ pourraient faire la grève générale dans 23 parcs nationaux de la SÉPAQ, dont ceux du Bic, de la Gaspésie, des îles-de-Boucherville, du Mont-Mégantic et du Mont-Saint-Bruno, en plus du Gite-du-Mont-Albert à Sainte-Anne-des-Monts.

Cette deuxième phase de la grève surviendra en même temps que le début des vacances de la construction au Québec, qui dureront jusqu’au 3 août.

Aucun terrain d’entente

La partie patronale a déposé une deuxième offre salariale lundi soir qui devait constituer, selon elle, une avancée sérieuse dans les négociations. La partie syndicale a répondu par une contre-offre mardi soir qui a elle aussi été rejetée.

La demande de désignation d’un conciliateur faite par l’employeur a été bien accueillie par le SFPQ, mais aucune suite ne lui a jusqu’ici été donnée.

Les syndiqués réclament une structure salariale unique à tous les employés ainsi que des augmentations de salaire qui respectent la hausse annuelle du coût de la vie. Ils demandent également un certain rattrapage pour compenser les pertes des années passées.

En cas de grève, la direction de la SÉPAQ devrait mettre en place un plan afin de maintenir les parcs accessibles au public. Toutefois, de nombreux services ne pourront pas être fournis aux visiteurs. Les vacanciers sont invités à consulter le site Internet de leur destination afin de connaître les détails des services non disponibles.