Comme Jean-François Breau, visez-vous le «zéro déchet»?

Le défi est lancé aux Québécois.
Jean-François Breau
Jean-François Breau

Les Québécois jettent environ 25 tonnes de déchets à la minute et font encore partie des plus grands producteurs de détritus au monde. Pour changer la donne et verdir nos espaces, Jean-François Breau vous invite à passer à l’action à l’occasion de la 20e Semaine québécoise de réduction des déchets (SQRD), du 17 au 25 octobre.

L’objectif cette année est sans équivoque : produire zéro déchet. Pour y arriver, plusieurs nouvelles ressources ont été mises à la disposition des consommateurs.

« Nous sommes très fiers du chemin parcouru, mais tout aussi déterminés à renforcer la sensibilisation à la réduction particulièrement durant cette période difficile où l’on constate une forte tendance à revenir aux anciennes habitudes. On peut penser par exemple à l’utilisation des plastiques à usage unique qui fait un retour en force sous le couvert de la pandémie », fait remarquer Karel Ménard, porte-parole de Zéro déchet Québec.

La SQRD lance d’abord l’application mobile «Le projet Z» qui propose divers défis afin que nos articles du quotidien se retrouvent moins à la poubelle, mais également quelques guides et repères pour devenir collectivement des citoyens plus écoresponsables. Il est possible d’y accumuler des points et de remporter des prix offerts par des entreprises qui ont la planète à coeur.

Pour mieux relever le défi déchet, sont aussi mis à disposition des listes d’engagements pour citoyens, entreprises et écoles, nommées «Les codes Z». Les propositions sont aussi simples que réparer un meuble, acheter des articles usagés, ou bien entretenir ses biens. Elles sont également classées par lieu : au travail, dans la cuisine, pendant les déplacements ou les loisirs, par exemple.

Un très vaste répertoire d’adresses écolos en ligne nommé Consommation Verte a également été lancé pour accompagner les consommateurs désirant réduire leur empreinte écologique. Y sont fichés entreprises, organismes, événements et même les programmes et subventions qui encouragent une consommation basée sur le troc, le partage, la réparation, et la location, notamment. Suffit d’y faire une recherche par mot-clés, par catégories et régions pour trouver les ressources autour de nous qui nous aident à devenir plus verts.

Conscient qu’une transition zéro déchet nécessite plusieurs étapes, la SQRD suggère de faire les premiers pas avec son défi «Les z’incorruptibles de la réduction». Entreprises, organismes, municipalités et institutions d’enseignement sont invités à proposer leurs idées d’initiatives innovantes avant novembre afin de pouvoir poser des actions concrètes sur une durée de six mois. Les participants retenus pourront notamment bénéficier d’un accompagnement serré de la SQRD, et de rencontres inédites avec des acteurs importants du mouvement zéro déchet.

Des exemples d’habitudes simples qui peuvent avoir un impact concret:

  • Apporter sa tasse à café, sa bouteille d’eau et ses ustensiles réutilisables dès qu’on quitte la maison. De cette façon, on n’est jamais pris au dépourvu!
  • Couper l’eau sous la douche lorsqu’on se savonne.
  • Faire le ménage de sa boîte courriel et supprimer définitivement les messages inutiles. «C’est un geste auquel on ne pense pas, mais qui est écologique: ça prend de l’espace à l’endroit où sont stockées les données», explique Jean-François.
  • Prendre le temps de manger avant d’aller faire les courses. «C’est celui que je préfère! s’exclame Karel Ménard. Ç’a l’air un peu ridicule, mais ça fonctionne super bien! Combien de fois j’ai acheté des affaires en spécial, mais je ne les mange pas?!»
  • Apporter ses contenants réutilisables à l’épicerie et éviter d’acheter les aliments suremballés.
  • Au lieu de déposer les contenants de verre dans son bac à recyclage, aller les porter dans un dépôt de verre, ponctuellement. Il en existe dans la plupart des municipalités. «C’est la première chose que Karel m’a suggérée, se souvient Jean-François. Et une fois par mois, c’est rendu une activité avec ma fille: on va au dépôt de verre!»