Une entreprise-école du Québec lance des «sneakers» en cuir de pomme

Des chaussures 100% biodégradables et stylées en plus!

Des chaussures écolos et stylées, un bon créneau? Certainement! C’est le projet sur lequel a travaillé cette entreprise-école. Voici Scoloco, la première marque québécoise de sneakers dépareillés en cuir de pomme, imaginés au Québec et fabriqués au Portugal.

La pandémie aura donné des ailes à cette cohorte de 144 élèves, stagiaires-gestionnaires de 4e et 5e secondaires, du parcours entrepreneurial qui inclut un stage dans l’entreprise-école du Collège Sainte-Anne. Leur projet (un peu fou!) a vu le jour. Baptisé Scoloco, Sco (racine de scolaire) – Loco (fou en espagnol) a pris naissance dans une salle de cours au Collège Sainte-Anne à Lachine. Le pari était de jeter un regard nouveau sur la mode de la chaussure en créant de nouvelles traditions, et ce, en découvrant toutes les facettes d’un modèle d’affaires responsable. Pari réussi jusque-là.

Écolo!

Mais quessé le «cuir» de pomme? Il est fabriqué à partir de pelures de pommes recyclées mélangées à du poluyréthane, une résine. Aucune provenance de peau morte dans ces modèles qui sont donc vegan et biodégradables.

Récapitulons donc, ces baskets sont composées d’une base de cuir végétal de pomme, Pellemela, de semelles en caoutchouc naturel et recyclé, de lacets en coton 100 % biologique, de semelles intérieures en liège et en latex naturel, sans oublier une doublure intérieure en matériau recyclé. Des attributs vraiment intéressants.

«Au-delà de la créativité, nous démocratisons le port des sneakers!» ajoutent Leila et Émily par voie de communiqué.

Au terme de 22 mois de travail étalés sur trois rentrées scolaires, la création de ces chaussures et leur mise en marché auront nécessité la collaboration de 350 élèves qui se sont investis dans près de mille heures de cours.

Chaque groupe aura aussi appris deux fonctions fondamentales de l’entreprise privée: le marketing et l’innovation. Forts de leurs apprentissages, ils auront visité tous les rouages d’une entreprise classique et en ligne.

«[...] nos sneakers présentent un mode de production qui répond aux plus hauts standards de responsabilité sociale. Notre entreprise a été le parfait cadre pédagogique afin de permettre aux élèves de se familiariser et d’apprendre tous les aspects de la gestion d’une entreprise. Du contrôle des flux de trésorerie à la gestion des équipes, sans oublier la mise en marché et la gestion de la croissance en maintenant l’entreprise-école à la bonne taille: humaine», a ajouté Brigitte Dionne instigatrice du projet par voie de communiqué.

Trois styles différents à mixer et à porter dépareillés ont vu le jour. Chaque paire, homme et femme, se détaille à 239 $.

Pour en savoir plus sur les origines de ce projet admirable, c’est ici.