POLITIQUE
01/08/2019 16:10 EDT

Scheer promet de maintenir à «au moins 3 %» la hausse du transfert fédéral en santé

Le chef conservateur prévoit que ses adversaires déformeront sa position au cours de la campagne électorale.

Cole Burston/PC

OTTAWA — Andrew Scheer promet aux premiers ministres des provinces de maintenir la hausse des transferts fédéraux pour la santé et les programmes sociaux à «au moins 3,0 pour cent par année» s’il devient premier ministre en octobre.

Dans une lettre adressée aux premiers ministres des provinces et territoires, le chef conservateur soutient qu’il a voulu mettre cet engagement par écrit, car il prévoit que ses adversaires déformeront sa position au cours de la campagne électorale.

Selon M. Scheer, des millions de Canadiens ont besoin du système de santé public et de programmes sociaux comme l’éducation, l’aide sociale ou la garde d’enfants. Or, un financement fédéral stable est important pour assurer un système de santé public de qualité, estime M. Scheer dans sa lettre aux premiers ministres.

Depuis 2017-2018, le Transfert canadien en matière de santé augmente en fonction d’une «moyenne mobile triennale» de la croissance du produit intérieur brut, avec une hausse minimale garantie d’au moins 3,0 pour cent par année. Le chef conservateur assure que sous son leadership, le Transfert canadien en matière de santé et le Transfert canadien en matière de programmes sociaux «continueront à augmenter d’au moins trois pour cent par année».

À l’issue de la réunion estivale du Conseil de la fédération, en juillet à Saskatoon, les premiers ministres des provinces et territoires avaient demandé au gouvernement fédéral, «comme point de départ», d’accroître son financement du Transfert canadien en matière de santé «selon un facteur de progression de 5,2 pour cent, conformément à l’analyse indépendante réalisée par le Conference Board du Canada concernant les pressions financières subies».

L’argument «Doug Ford»

Dans un discours prononcé mercredi devant les candidats libéraux, Justin Trudeau accusait les conservateurs de prétendre être un parti du peuple, mais de vouloir procéder rapidement à des «coupes» dans les soins de santé, les municipalités, les garderies, l’éducation et les services sur lesquels les Canadiens comptent le plus.

«Les Canadiens auront un choix clair à faire: des coupures et de l’austérité ou investir dans les Canadiens, soutenait M. Trudeau mercredi. La classe moyenne ne peut pas subir un autre Doug Ford.»

Un porte-parole de M. Scheer a expliqué que la santé était une question qui touchait toutes les provinces et tous les territoires, et que les conservateurs savaient que les libéraux «essaieraient de faire peur au monde».