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23/11/2020 11:15 EST | Actualisé 23/11/2020 11:27 EST

Santé mentale au Québec: des professionnels demandent des soins plus rapides et flexibles

Les personnes en crise ne disposent présentement que de très peu d’options pour obtenir des services rapidement.

fizkes via Getty Images

MONTRÉAL — Un groupe de professionnels intéressés par la santé mentale, qui inclut notamment des médecins psychiatres et des omnipraticiens, dénonce que l’accès à des soins de santé mentale au Québec soit trop complexe et implique des délais insoutenables.

Ces intervenants invitent le ministère de la Santé et des Services sociaux à mettre en place les moyens pour offrir des soins plus rapides et flexibles, adaptés aux besoins et propices à l’engagement et au soutien des proches.

Les signataires d’un communiqué transmis lundi par l’Association des médecins psychiatres du Québec constatent que les personnes en crise ne disposent présentement que de très peu d’options pour obtenir des services rapidement dans leur communauté, autres que de se présenter à l’urgence de l’hôpital. Quant aux médecins omnipraticiens, ils sont nettement trop limités dans la diversité de soins qu’ils peuvent offrir directement au sein de leur groupe de médecine familiale (GMF).

Dans le contexte actuel de crise sanitaire, les professionnels proposent de rehausser l’imputabilité des centres intégrés et exiger l’implantation de normes pour développer des guichets d’accès en santé mentale adulte efficaces et performants. À leur avis, cela réduira considérablement le temps d’attente et augmentera la satisfaction des usagers et des médecins.

Ils espèrent aussi une meilleure reconnaissance de la contribution des organismes communautaires et des regroupements de familles et de proches aidants. Ils proposent aussi un développement majeur et permanent des soins dispensés dans le milieu naturel des personnes, comme à domicile et dans les ressources de proximité.

Selon eux, le système de soins doit être capable d’entamer un suivi et un traitement en moins de 24 heures dans le contexte d’une crise psychiatrique. Cela permettrait d’agir de façon plus anticipée, flexible et ciblée sur les besoins des personnes.

Le communiqué publié par les psychiatres est également signé par l’Association des spécialistes en médecine d’urgence du Québec, le Réseau Avant de Craquer, l’Association québécoise en prévention du suicide, Revivre et l’Association québécoise des programmes de premiers épisodes psychotiques.